• Dans la forêt de Jean Hegland

    4ème de couverture

    Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.

    Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

    Mon avis

    Alors que l'on voit souvent un monde autour de nous de plus en plus connecté et assisté, c'est totalement le contraire que nous propose l'auteure de ce roman. 

    Le monde technologique que nous connaissons est en train de s'effondrer et, Nell et Eva, deux soeurs, réapprennent à vivre avec rien ou plutôt avec le peu qui leur reste. 

    Un roman passionnant où la forêt est un personnage à part entière. L'histoire se passe quasiment en huit clos entre ces 2 soeurs dans ce coin perdu, isolé et qui va sans doute leur permettent de survivre. 

    Nous sommes les seuls témoins de cette relation qui n'a rien de tout rose, prises en leur passion, l'amour qu'elles se portent et l'envie farouche de vivre, il faut composer, négocier et partout même s'évader.

    Un roman fort et beau porté par une écriture précise et documentée qui ne laisse pas indemne et fait réfléchir sur le monde dans lequel on vit.

    Dans la forêt de Jean Hegland

    dans la catégorie LIEU

    Dans la forêt de Jean Hegland

    Dans la forêt de Jean Hegland

     


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  • Dans les rapides de Maylis de Kérengal

    4ème de couverture

    "T'es rock, t'es pas rock. La vie rock. Ce n'est pas gravé sur les disques, ce n'est pas imprimé dans les livres. Une épithète consubstantielle, un attribut physique comme être blonde, nerveux, hypocondriaque, debout. Rock rock rock. Le mot est gros comme un poing et rond comme un caillou. Prononcé cent fois par jour, il ne s'use pas. Dehors le ciel bouillonne, léger, changeant quand les nuages pèsent lourd, des milliers de tonnes bombent l'horizon derrière les hautes tours, suspendus. Etre rock. Etre ce qu'on veut. Plutôt quelque chose de très concret. Demandez le programme !" Le Havre, 1978. Elles sont trois amies inséparables. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 déboule la voix de Debbie Harris, la chanteuse de Blondie. Debbie qui s'impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle.

    Mon avis

    Un roman court où la musique et plus particulièrement le rock prend la place principale. Les chapitres courts avec des titres musicaux en entête te sont sensés donner du rythme au texte (enfin c'est ce que j'ai voulu y voir !) mais cela ne fonctionnent pas vraiment, ces 3 amies m'ont paru tout sue des connaissances. 

    Je n'ai pas vraiment compris ce que l'auteur a voulu nous dire : la fin d'une amitié, l'important de la musique dans une vie, les choix de jeunesse, une page qui se tourne ?

    Rien ne m'a emballée, je suis passée totalement à coté de cette histoire.

    Dans les rapides de Maylis de Kérangal

     


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  • Le lièvre de Vatanen de Arto Paasilina Le lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna

    Mon avis

    Un roman court aux multiples rebondissements qui m'a fait penser au "Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" 

    De retour d'un déplacement professionnel, Vatanen et un ami heurtent un lièvre, sous prétexte de lui venir en aide, il va carrément s'attacher à cet animal et complètement changé de vie. 

    Un roman loufoque, dynamique, original, qui nous entraine au travers de la Finlande pour un beau voyage dépaysant. 

     

    Le lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna

     Traduit du Finnois

    Le lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna

     

    Le lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna

     

    dans la catégorie ANIMAL 

    Le lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna

     

    Le lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna

     


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  • L'art de perdre de Alice Zeniter

    4ème de couverture

    L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ? Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un "harki". Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ? Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

    Mon avis

    C'est tout une page d'histoire qui nous est dévoilée dans ce roman, la grande histoire vu de l'intérieur dans la famille de Naïma. Tout commence avec la vie simple et tranquille en Algérie du grand père patriarche qui va être pris malgré lui entre l'armée française et le FLN pour finir par devoir quitter sa maison son exploration une partie de sa famille pour se retrouver en France ce pays vénéré mais inconnu qui va l'accueillir sans lui offrir ce qu'il en attendait. 

    J'ai découvert tout ce pan de l'histoire d'Algérie dont on ne parlait pas encore en cours d'histoire. La vie de ces familles à leur arrivée en France, d'abord les camps pour les cités, les problèmes de langues, l'intégration à l'école, le regard quels enfants portent sur leur parent qu'ils voient démunis, tristes. L'envie de se battre pour s'en sortir faire mieux tout en se demandant s'ils en ont le droit. 

    Le roman se lit comme une saga, on a envie de voir comment Ali puis Hamid puis Naïma au fil des générations vont s'installer, s'intégrer et faire avec leur histoire dans cette France qui ne les comprend pas ou leur colle une étiquette. 

    Un livre sur l'identité, la liberté d'être soi. Passionnant. 

     

    Dans la catégorie ART

    L'art de perdre de Alice Zeniter

     

    L'art de perdre de Alice Zeniter

    L'art de perdre de Alice Zeniter

     


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  • La ballade de l'enfant gris de Bastite Beaulieu

    4ème de couverture : 

    C’est l’histoire de Jo’, un jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit.
    C’est l’histoire de No’, un garçon de sept ans, attachant et joueur, qui est atteint d’un mal incurable et ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas le voir plus souvent à l’hôpital.
    C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils.
    Un matin survient un drame qui lie pour toujours le destin de ces trois êtres.
    Inspiré par le choc ressenti lors de la disparition de l’un de ses jeunes patients, l’auteur nous offre un  troisième roman poignant qui nous entraîne dans une quête initiatique bouleversante. 

    Mon avis : 

    Construit par l'alternance entre l'avant et l'après de la déchirure, ce roman fait penser à un roman fantastique. 

    Même si c'est l'histoire d'un enfant malade, ce roman n'est jamais larmoyant mais on suit No qui reste avant tout un enfant qui fait des farces, s'amuse, attend sa maman avec impatience. 

    On ressent aussi tout le désarroi de ce jeune médecin face à son incapacité à soigner, alors il accompagne, essaie de rendre la vie un peu plus légère. 

    Et pour finir il y a cette mère souvent absente dont on découvre l'histoire peu à peu. Une histoire peu courante, faite de blessures et d'amour.

    Une belle histoire un peu déstabilisant dans sa forme mais qui se lit bien grâce à l'écriture fluide et très visuelle de Baptiste Beaulieu. 

    Quelques photos intercalées dans le texte absorbe le lecteur et permet de faire des pauses scrutatrices. 

    LC avec Enna, allez voir ce qu'elle en pense ICI 

     

    Dans la catégorie COULEUR

    La ballade de l'enfant gris de Bastite Beaulieu

    La ballade de l'enfant gris de Bastite Beaulieu

     


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