• Citation du dimanche #269

    Les bons livres permettaient de mesurer le désir d'une personne d'affronter la vie au lieu de s'en retirer.

    Amy Grace Loyd

    Le bruit des autres


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  • Citation du dimanche #268


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  • Courage (1943)

    Paris a froid Paris a faim
    Paris ne mange plus de marrons dans la rue
    Paris a mis de vieux vêtements de vieille
    Paris dort tout debout sans air dans le métro
    Plus de malheur encore est imposé aux pauvres
    Et la sagesse et la folie
    De Paris malheureux
    C’est l’air pur c’est le feu
    C’est la beauté c’est la bonté
    De ses travailleurs affamés
    Ne crie pas au secours Paris
    Tu es vivant d’une vie sans égale
    Et derrière la nudité
    De ta pâleur de ta maigreur
    Tout ce qui est humain se révèle en tes yeux
    Paris ma belle ville
    Fine comme une aiguille forte comme une épée
    Ingénue et savante
    Tu ne supportes pas l’injustice
    Pour toi c’est le seul désordre
    Tu vas te libérer Paris
    Paris tremblant comme une étoile
    Notre espoir survivant
    Tu vas te libérer de la fatigue et de la boue
    Frères ayons du courage
    Nous qui ne sommes pas casqués
    Ni bottés ni gantés ni bien élevés
    Un rayon s’allume en nos veines
    Notre lumière nous revient
    Les meilleurs d’entre nous sont morts pour nous
    Et voici que leur sang retrouve notre coeur
    Et c’est de nouveau le matin un matin de Paris
    La pointe de la délivrance
    L’espace du printemps naissant
    La force idiote a le dessous
    Ces esclaves nos ennemis
    S’ils ont compris
    S’ils sont capables de comprendre
    Vont se lever.

    Paul Eluard (1895-1952)


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  • Être humain

    ATTENTION FRAGILE

     

    Je t’ai laissé mes sourires au chaud

    Mes larmes dans le frigidaire

    Si tu en as besoin

     

    Maram al-Masri 

    1962


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  • Le lion et le chasseur 

    Un fanfaron, amateur de la chasse,

    Venant de perdre un chien de bonne race
    Qu’il soupçonnait dans le corps d’un Lion,
    Vit un berger. « Enseigne-moi, de grâce,
    De mon voleur, lui dit-il, la maison,
    Que de ce pas je me fasse raison. »
    Le berger dit : « C’est vers cette montagne.
    En lui payant de tribut un mouton
    Par chaque mois, j’erre dans la campagne
    Comme il me plaît ; et je suis en repos. »
    Dans le moment qu’ils tenaient ces propos,
    Le Lion sort, et vient d’un pas agile.
    Le fanfaron aussitôt d’esquiver :
    « Ô Jupiter, montre-moi quelque asile,
    S’écria-t-il, qui me puisse sauver ! »
    La vraie épreuve de courage
    N’est que dans le danger que l’on touche du doigt :
    Tel le cherchait, dit-il, qui, changeant de langage,
    S’enfuit aussitôt qu’il le voit.

    Jean de la Fontaine


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