• Bakhita de Véronique Olmi

    4ème de couverture

    Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l'esclavage. Rachetée à l'adolescence par le consul d'Italie, elle découvre un pays d'inégalités, de pauvreté et d'exclusion. Affranchie à la suite d'un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres. Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. Avec une rare puissance d'évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d'âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu'elle soit razziée.

    Mon avis

    L'histoire d'une vie, l'histoire d'une femme, l'histoire d'une escale, l'histoire d'une religieuse, l'histoire d'une sainte, l'histoire de Bakhita qui est toutes ces femmes à la fois. 

    Un magnifique roman, puissant et riche, émouvant et bouleversant qui nous dévoile l'extraordinaire destin de cette esclave affranchie devenu sainte. 

    Des passages sur l'esclavage où rien ne nous est épargné sans pour autant tirer sur la corde sensible. Puis de magnifiques passages sur l'amour maternelle. Sur la liberté choisie même si pour nous elle ressemble à une prison... 

    Un bel hommage romancé à cette Sainte si peu connue. 

    L'écriture de Veronique Olmi est belle, douce et parfois cruelle, mais elle sonne juste à chaque instant sans voyeurisme, sans fausse pudeur. 

    Bakhita de Véronique Olmi

    Bakhita de Véronique Olmi

    dans la catégorie PRENOM

    Bakhita de Véronique Olmi

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  • Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larther

    4ème de couverture

    Je suis romancier. J'invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l'espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l'humain. Il m'est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi.


    Erwan Larher écrit à la main, ce qui lui laisse peu de temps pour faire autre chose de sa vie.

    Mon avis

     Bruit de pétards se demander ce qui se ...  est ce dans le show ou ... "Couchez-vous ! Couchez vous !" (Qui sont les héros  qui hurlent cet impératif sous le feu ?) Tu te jettes au sol.

    Bruits de pétards tu tournes la tête à gauche étincelles bouts de plâtre qui tombent est ce  dans le show ou... "Couchez vous ! Couchez vous ! "Tu te jeter au sol.

    Bruit de pétards tu captes sur la scène un des musiciens interdit exposé deux autres se carapatent ce n'est pas dans les show "Couchez-vous ! Couchez vous !" Tu te jettes au sol.

    Erwan était au Bataclan le soir des attentats et parce qu'il est écrivain ses amis lui ont demandé d'écrire. Il n'avait pas envie d'où le titre ! Puis la proposition a fait son chemin et il nous propose ici non un témoignage, non un roman mais un objet littéraire. 

    Objet littéraire où il convoque ses mémoires intérieures et extérieures, "ces vues de dehors" qui racontent leur soirée, dans l'inquiétude, l'attente, ... Aller-retour au fil des pages entre ce qui se passe dans la salle de concert et ce que vit chacun de ces amis / connaissance / famille au fil des heures, des nouvelles informations.

    C'est un roman beau, fort, plus léger que à quoi on pouvait s'attendre, assez positif (dans un autre genre que "vous n'aurez pas ma haine" qui aborde aussi ce thème des attentats du Bataclan)

    L'auteur se met aussi  dans la peau des ceux qui lui ont tiré dessus, de la chance qu'il a eu, des réflexions que cela engendre par rapport à ses croyances. Il y parle de la perception du temps

    "L'hyper horreur est une faille spatio temporelle"

    Il y parle surtout d'amour, d'amitié, de la force de l'entourage auquel il n' pas pensé mais qui l'ont porté, protégé malgré lui. 

    C'est vraiment un beau roman à l'écriture sèche et rapide dans les moments tragiques et plus poétiques à d'autres. 

    Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

    Dans la catégorie OBJET

    Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher

     

     

     

    Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher


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  • La mort d'une princesse de India Desjardins

    4ème de couverture

    Alors qu'elle s'attend à ce qu'il la demande en mariage, Sarah, pétillante trentenaire, tombe de haut lorsque son amoureux de longue date lui annonce qu'il la quitte. Profondément blessée par cette trahison, elle fait un choix radical : renoncer à l'amour et se jeter à corps perdu dans son agence de relations publiques. Sept ans plus tard, Sarah enchaîne les succès professionnels et assume son célibat qui la protège d'une nouvelle désillusion amoureuse. Mais est-il si simple de renoncer à l'amour ?

    Mon avis

    D'après le titre je m'attendais à un polar et après quelques chapitres je me suis rendu compte qu'il s'agissait plutôt d'une romance. Bon ok c'est léger mais j'espérais que Sarah n'allait pas se plaindre de sa rupture pendant les quelques 330 pages et même si elle y revient souvent elle évolue tout au long de son long célibat. 

    Blessée par cette rupture qu'elle n'a pas comprise et qu'elle a bien du mal à accepter elle décide de se consacrer exclusivement à son travail, avec grand succès. Mais elle avance, évolue, regarde ceux qui l'entourent et finit par avancer, par changer, par accepter et par s'ouvrir.  

    Tous les personnages sont d'un grand réalisme et l'histoire est prenante, une peu comme celle d'une bonne copine que l'on retrouve. 

    "La mort d'une princesse" est un peu l'histoire de chacune d'entre nous, quand on commence à ne plus croire au prince charmant et qu'on se rend compte que la vie nous apporte malgré tout de belles choses. 

    Une belle surprise. 

    Dans la catégorie MORT

    La mort d'une princesse de India Desjardins

    La mort d'une princesse de India Desjardins


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  • Un funambule sur le sable de

    4ème de couverture

    Naître, grandir, aimer, enfanter : rencontrez Stradi, un jeune homme qui, malgré son handicap de naissance, mène sa vie avec un optimisme invincible. Ecole, études, emploi, amours : Gilles Marchand nous propose un grand et beau roman d'éducation, un manifeste pour les pouvoirs de l'imagination et de la fantaisie. Le handicap de son héros ? Il est né avec un violon dans le crâne. Un vrai violon. Par l'auteur de  Une bouche sans personne, prix Libr'à Nous 2017. 

    Stradi naît avec un violon dans le crâne. Cette anomalie rare fait la joie des médecins, et la souffrance de ses parents. D'abord condamné à rester à la maison, il peut finalement aller à l'école et découvrir que les plus grandes peines de son handicap sont l'effet de la maladresse ou de l'ignorance des adultes et des enfants. Mais, à ces souffrances, il va opposer chaque jour son optimisme invincible, hérité de son père inventeur et de sa mère professeur. Et son violon, peu à peu, va se révéler être un atout qui, s'il l'empêche de se concentrer sur ses devoirs, lui permet toutes sortes d'autres choses : rêver, espérer... voire parler aux oiseaux. Un jour, il rencontre l'amour en Lélie, une jeune femme déterminée qui s'éprend de lui. Ils vont s'aimer, se quitter, se retrouver, et faire couple. Jusqu'au moment où cette fantaisie permanente de Stradi va se heurter aux nécessités de la vie adulte : avoir un travail, se tenir bien, attendre la mort dans l'ennui le plus total. Comment grandir sans se nier ? Comment s'adapter sans renoncer à soi ? Stradi devra découvrir qui il est, s'il est défini par son handicap, ou s'il peut lui échapper. Est-ce lui qui est inadapté, ou le monde qui est inadapté ? 
    Dans ce deuxième texte empreint de réalisme magique, Gilles Marchand, après le succès d' Unebouche sans personne, livre un beau et grand roman d'éducation, vibrant plaidoyer pour la différence, et pour les puissances de l'imagination, qui permettent de vaincre le réel, quand celui-ci nous afflige et nous opprime. Un roman plein de musique, de fantaisie, d'imagination, de lumière et d'optimisme, accompagné par la musique des Beach Boys, et brillant de mille éclats empruntés à Gary, Vian et Perec. 

     

    Mon avis

     Quand m'est arrivée l'invitation pour participer au #MRL17, je ne connaissais pas les titres proposé alors j'ai laissé faire le hasard j'ai fait ma sélection en m'inspirant des titres. J'ai reçu Un funambule sur le sable ... c'est un bon point ce titre poétique, non ?

    C'est vrai qu'il est bien écrit ce livre, beaucoup d'images et de poésie. De la douceur aussi. Il parle du handicap vu de l'intérieur de comment on s'adapte et ce que nous renvoie les autres. Ce sentiment de ne jamais vraiment être à sa place alors qu'au final cette petite musique n'est pas si désagréable pour le narrateur. 

    Une lecture agréable et légère, où s'invite à la fois l'aventure et l'amour. On se laisse prendre au jeu et ça fait du bien. 

    LC commune avec Enna

     

     

    Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

     

    Merci aux éditions Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

    Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

    Dans la catégorie COULEUR

    Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

     


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  • La tanche de Inge

    4ème de couverture

    Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l'année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, un premier roman qui a semé le trouble aux Pays-Bas en s'attaquant à un sujet tabou : entrer dans la tête d'un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire. 

    Dans un village de la banlieue d'Amsterdam, au bord de la mer, de nos jours. 
    Jonathan, la trentaine, sort de prison. Dans le bus qui l'emmène chez sa mère, il se répète ce que le psychologue lui a enseigné : s'il organise rigoureusement ses journées, il sera un homme meilleur. 
    Jonathan se le promet : il va s'occuper de sa mère, faible, asthmatique, retourner travailler à l'usine de poissons, promener le chien, aller à la pêche. Il restera seul, il ne parlera à personne, il va s'occuper les mains, l'esprit, tout pour ne pas replonger. 
    Car Jonathan est un pédophile. Il est sorti de prison, faute de preuves. Le psychologue lui a parlé d'un taux de récidive de 80 %. Il sait qu'il ne doit pas se laisser déborder par ses pulsions. 
    Or, dans ce quartier en démolition où vit sa mère, vivent aussi une mère célibataire et sa fillette... 

     

    Mon avis

    Alors qu'il est libéré faute de preuve, Julien se retrouve livré à lui même pour suivre son protocole d'exercices en vue de se déprogrammer de son "problème". C'est donc dans la tête de Julien que ce passe ce roman. 

    On sent bien toute l'envie que le personnage a d'avoir une vie normale mais il revient dans sa maison pour vivre avec sa mère asthmatique et diminuée, juste avant un déménagement et juste à coté d'une maman vivant seule avec sa fille livrée à elle même. 

    C'est un vrai combat intérieur que même Julien en plus du soutien à sa mère, l'envie d'aider cette fillette, la gestion de ses pulsions.

    Un roman fort, bien écrit, aucours duquel la tension monte au fil des pages pour un final surprenant.

    La tanche de Inge Schilperoord

    traduit du Néerlandais

    La tanche de Inge Schilperoord

     

    Dans la catégorie ANIMAL

    La tanche de Inge Schilperoord

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