• Le maitre est l'enfant SYNOPSIS ET DÉTAILS

    Alexandre Mourot, réalisateur et jeune père, regarde sa fille faire sa propre expérience du monde. S'interrogeant sur sa scolarisation prochaine, il décide d'aller tourner dans une classe d'enfants de 3 à 6 ans de la plus ancienne école Montessori de France. Dans une salle accueillante, avec des fleurs, des fruits, beaucoup de matériel, Alexandre rencontre des enfants libres de leurs mouvements et de leurs activités, qui travaillent seuls ou à plusieurs dans une ambiance étonnamment calme. Le maître est très discret. Chacun lit, fait du pain et des divisions, rit ou dort en classe. Pendant une année, le réalisateur filme la mise en œuvre de cette pédagogie de l’autonomie et de l’estime de soi que Maria Montessori voyait, en pleine fureur de la première moitié du XXe siècle, comme la promesse d’une société nouvelle de paix et de liberté.

    Mon avis : 

    Fascinant moment que de regarder ces enfants évoluer dans leur classe, en silence et tout en concentration. Chacun va à son rythme, répète inlassablement les mêmes actions pour approfondir, avancer et prendre confiance en soi. 

    Je me suis surprise à plusieurs moments à ne pas écouter la voix off, qui reprend les paroles de Maria Montessori sur ses recherches et ses découvertes, tellement j'étais captivée par ces enfants. 

    1h40 qui passe comme une fleur. Enrichissant au delà de la pédagogie Montessori, ce documentaire devrait être vu par tout parents qui s'interroge que la propre éducation qu'il souhaite donner à ces enfants. 

    Le maitre est l'enfant


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  • Patients de

     Synopsis

    Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

     

    Mon avis

    Nous voilà dans les yeux de Benjamin au début du film, dans sa chambre d'hôpital, on ne perçoit que des voix, des bruits et on ne voit que le plafond ou presque... plongés dans le bain.

    Rapidement on se retrouve dans le centre de rééducation, réapprentissage de l'autonomie largement assistée, réapprentrissage de la vie. 

    Les journées sont longues et c'est particulièrement bien rendu dans le film où il ne se passe pas grand chose, où on parcourt les couloirs en fauteuil roulants, où on assiste à des animations de plus ou moins bonne qualité, où l'on discute entre "handicapés" même si le mot est rarement prononcé. Les séances de kiné, les progrès ou pas, le ras bol, les faux espoirs, les changements de services ou d'établissement les disparitions. 

    C'est un beau témoignage assez fin et souvent drôle, on ne s'ennuie pas, on s'attache aux personnages qui ont tous leur manière de réagir face à ce que la vie leur impose. 

    C'est émouvant sans tirer sur la corde sensible, juste et profondément humain. 


    Patients
    Patients Bande-annonce VF

    Adapté du roman éponyme de Grand Corps Malade

    Patients de grand Corps Malade et Mehdi Idir


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  • Colonia de Florian Gallenberger Synopsis

    Chili, 1973. Le Général Pinochet s'empare du pouvoir par la force. Les opposants au coup d'Etat descendent dans la rue. Parmi les manifestants, un jeune couple, Daniel photographe et son ami Lena. Daniel est arrêté par la nouvelle police politique. Il est conduit dans un camp secret, caché dans un lieu reculé au sein d'une secte dirigée par un ancien nazi. Une prison dont personne n'est jamais sorti. Pour retrouver son amant, Lena va pourtant rentrer dans la Colonia Dignidad.

     

    Casting : Emma Watson, Daniel Bruhl, Michael Nygist, Richenda Carey, Vicky Krieps

     

     

    Mon avis

    J'ai eu un peu paru que le film ne traite que la partie politique et militante de la période, il n'en est rien. Nous nous retrouvons rapidement avec Lena dans le camp de la Colonia Dignidad, un camp qui ressemble étrangement aux camps de concentration, plus connus de notre histoire. 

    Elle endure cette vie à la recherche de son compagnon et est prête à tout pour réussir à s'évader. Nous sommes longtemps sans savoir s'il est vraiment dans ce camp, s'il est vivant ou mort, dans quel état ? Le suspens est maintenu jusqu'au final. 

    Face à la dureté des conditions, on voit surtout la force de détermination de cette jeune femme au nom de l'amour.

    C'est un très beau film à la fois instructif et romantique. Emma Watson et Daniel Brühl sont parfaits dans leur rôle, étonnants, attachants et tout à fait crédibles.


    Colonia
    Colonia Bande-annonce VO


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  • Réparer les vivants de  

    Synopsis

    Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

    Casting : Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval, Kool Shen, Bouli Lanners

    Mon avis

    Un sujet délicat traité avec une grande pudeur, une grande douceur. 

    En parallèle, l'annonce de la mort d'un enfant et la dure décision de faire le don de certains de ses organes face à l'attente d'un coeur pour continuer à vivre. 

    Tous les personnages sont d'une grande justesse, entre douleurs, espoir et doute. 

    Les images sont aussi d'une grande beauté avec une belle et chaude luminosité. 

    Une mention particulière pour la bande annonce qui porte aussi le film sans l'alourdir.


    Réparer les vivants
    Réparer les vivants Bande-annonce VF

    adapté du roman de Maylis de Kerangal

    Réparer les vivants de Katell Quillevere

     


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  • Couleur de peau : Miel de Jung et Laurent Boileau

        Synopsis

    Ils sont 200 000 enfants coréens disséminés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée.
    Né en 1965 à Séoul et adopté en 1971 par une famille belge, Jung est l’un d’entre eux.
    Adapté du roman graphique Couleur de peau : Miel, le film revient sur quelques moments clés de la vie de Jung : l’orphelinat, l’arrivée en Belgique, la vie de famille, l’adolescence difficile... Il nous raconte les événements qui l’ont conduit à accepter ses mixités. Le déracinement, l’identité, l’intégration, l’amour maternel, tout comme la famille recomposée et métissée, sont autant de thèmes abordés avec poésie, humour et émotion...
    Réalisé dans un étonnant mélange d’images réelles et dessinées, entre présent et souvenirs, utilisant à l’occasion des archives historiques et familiales, "Couleur de peau : Miel" est un récit autobiographique d’animation qui explore des terres nouvelles.

     

    Mon avis

    Un film à la limite du documentaire où images animées et réelles se mélangent et dans lequel on retrouve le trait doux et réaliste de Jung. 

    Le sujet n'apporte pas grand chose de plus que ce qui est déjà exprimé dans la BD c'est même beaucoup plus plat et moins émouvant. 

    Ce documentaire a quand même le mérite de voir Jung dessiner, de visiter rapidement avec lui la Corée, de revoir certaines séquences de la BD et ses magnifiques dessins. 


    Couleur de peau : miel
    Couleur de peau : miel Bande-annonce

    Couleur de peau : Miel de Jung et Laurent Boileau


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