• Danser au bord de l'abime de Grégoire Delacourt

    Présentation de l'éditeur :

    Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d'un homme dans une brasserie. Aussitôt, elle sait. Quand, sur un coup de tête et un coup de cœur, Emma décide de tout quitter pour retrouver un inconnu, elle fait le pari de sa vie. 

    Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences. Un roman tout à la fois sensible, émouvant, poignant, et également haletant, vertigineux, addictif. 

    Attention, roman sous tension, déroutant, virtuose et poétique sur la force du désir qui suscite à la fois le danger et la joie. Un vertige dont l'auditeur de sort pas indemne. À dévorer sans précaution !

    Mon avis

    Un roman qui m'a profondément parlé et dans lequel j'ai retrouvé des émotions, des vérités. 

    J'ai aimé la structure originale avec le compte à rebours dans la première partie pour illustrer la descente puis la reprise chronologie de la seconde et troisième partie pour symboliser la remontée. J'ai aussi aimé la mise en parallèle avec le conte de la chèvre de Monsieur Seguin. 

    L'écriture est belle poétique et vraie et bien porté par Colette Sodoyez. 

    La force du désir, la magie de la rencontre, la réaction des enfants, de la copine, les réflexions sur la vie, les doutes, tout en pudeur et en vérité, ce roman sonne juste. 

    Dans la seconde partie le personnage de Mimi est d'une grande sagesse et de bon conseil elle est touchante, émouvante et apporte vraiment un beau second personnage.

    Par contre la dernière partie s'éternise, on tourne en rond, elle est totalement irréaliste, je n'ai plus du tout ressenti l'émotion du début. Les mots sont toujours justes et vrais mais le charme s'est moussé. 

    Dommage !! 

    Danser au bord de l'abime de Grégoire Delacourt

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  • Eux sur la photo de Hélène Gestern

    4ème de couverture : 

    Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père. Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie. 

    Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d’éléments inconnus, la résolution d’énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c’est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu’ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.

    Lu par Nadia Gysteau et Henri Boillot

    Mon avis : 

    Un roman original de part sa contraction d'abort où presque chaque chapitre débute par la description d'une photo. Puis peu à peu on en comprend l'histoire. Quels personnages ? Quels lieux ?  Quelles circonstances ? 

    Nous découvrons en même temps qu'Hélène qui a été sa mère, ses origines, ses amies, ses amours, ses passions. Peu à peu une histoire dans l'histoire se raconte avec le lien qui se crée entre Hélène et Stéphane qui, même s'il l'a connu, découvre son père sous un autre angle. 

    Une belle histoire qui parle de secret de famille, d'adoption un peu d'amour de ce qu'il faut savoir ou de se qu'il faudrait mieux ignorer, du fait qu'au final on ne connait pas si bien ces êtres chers qui nous entourent.

    Un roman troublant bien écrit. Un roman épistolaire à 2 voix, dont le seul bémol est la voix de Nadia Gysteau à laquelle j'ai eu de mal à m'habituer. 

    L'avis de Virginie

    Dans la catégorie OBJET

    Eux sur la photo de Hélène Gestern

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  • Et tu n'es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens

    Présentation de l'éditeur

    Le récit d'une grande dame revenue des camps, s'adressant à son père qui n'en est pas revenu, évoque l'inconsolable vie "d'après". Un texte interprété au plus juste par Sandrine Kiberlain. 

    "J'ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l'ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T'écrire m'a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m'enserre le cœur. Je voudrais fuir l'histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille."

    Mon avis

    Une longue lettre qui résume toute une vie ou presque : les horreurs des camps, les incompréhensions mais aussi le fatalisme, le retour à la vie amputé d'un membre de sa famille, les non dits face à ce qui ne sont pas passés par là, les manques, les pourquoi.

    L'écriture est belle et Sandrine Kimberlain porte magnifiquement ce texte, court et profond, tout en pudeur.

     

    Et tu n'es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens

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    Et tu n'es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens

    Dans la catégorie DEPLACEMENT

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  • Le jour où Anita envoya tout balader de Katarina Bivald

    Présentation

    L'été de ses 18 ans, Anita Grankvist s'était fixé trois objectifs dans la vie : apprendre à conduire une moto, acheter une maison et devenir complètement indépendante. Presque vingt ans plus tard, Anita est certes indépendante mais n'a toujours pas réalisé ses deux autres rêves. Elle mène une petite vie tranquille, seule avec sa fille Emma, et travaille au supermarché local. Le départ d'Emma pour l'université va bouleverser son quotidien. Anita réalise qu'elle va devoir gérer quelque chose qui lui a cruellement manqué ces deux dernières décennies : du temps libre. Finalement, n'est-ce pas merveilleux de réaliser ses rêves d'adolescence à l'approche de la quarantaine ? 

    Après le succès de La Bibliothèque des cœurs cabossés, Katarina Bivald revient avec ce beau roman sur la crise de la quarantaine et le désir de réaliser ses rêves de jeunesse : un roman plein de fraîcheur sur la quête d'une nouvelle vie possible.

    Mon avis : 

    Un roman agréable et frais comme le serait la vie d'une bonne copine. 

    Anita se retrouve un peu démunie après le départ de sa fille, il faut qu'elle réapprenne à vivre pour elle sans culpabilité. Elle s'appuie sur les amies / collègues qui l'encouragent et lui donnent des pistes. 

    Alors elle va s'invertir dans la vie locale, reprendre les sorties entre copines, et enfin passer son permis moto... de nouvelles découvertes qui amènent à de nouvelles sensations, une nouvelle liberté, une nouvelle disponibilité qui vont lui réouvrir les portes de l'amour. 

    C'est vraiment une nouvelle vie pour Anita à laquelle elle va avoir bien du mal à s'habituer, toujours à s'interroger, se demander s'il y a vraiment droit mais à laquelle elle va prendre gout et s'épanouir. 

    Un roman feel good, bien agréable que j'ai écouté pendant les vacances avec un réelle plaisir. 

    Marie Bouvier donne vie à ce texte à tel point que comme je disais plus haut on pourrait croire à la vie d'une de nos amies. 

    Traduit du Suédois

    Le jour où Anita envoya tout balader de Katarina Bivald

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  • La boite à musique de Mary Higgins Clark

    Présentation :

    Lane Harmon, assistante d'une grande décoratrice d'intérieur, se voit confier la décoration d'une maison bien plus modeste que celles auxquelles elle est habituée... Elle découvre que sa cliente n'est autre que l'épouse de Parker Bennett, un financier disparu deux ans auparavant, comme les milliards de dollars dont il assurait la gestion. Suicide ou disparition volontaire ? La police traque toujours l'argent et l'homme et certaines victimes sont bien déterminées à connaître la vérité, à n'importe quel prix. Lane, touchée par la fidélité inconditionnelle de Mme Bennett envers son mari disparu et par le charme de leur fils Eric, leur apporte son soutien sans se rendre compte qu'elle met en danger sa vie et celle de sa fille... Un suspense aussi glaçant que troublant.

    Mon avis

    Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de Mary Higgins Clark et vu le plaisir que j'en avais dans ma jeunesse j'y suis allée en tout confiance persuadée de passer un bon moment. 

    Mais je me suis retrouvée dans un univers bien loin du mien et qui me paraissait bien désuet. Un monde où l'argent coule à flot, où l'on dépense des millions de dollars pour refaire la déco d'un appartement. Soit ... 

    Je me suis malgré tout laissée porter par la voix de Marie Eve Dufresne, qui fait vivre le texte magnifiquement. Comme plongée dans un film, je laisse défiler les images que les mots créent dans mon esprit mais chaque fois que "internet", "téléphone portable" ou autre "ordinateur" étaient prononcés j'étais surprise par ce qui me semble être un anachronisme flagrant. 

    L'histoire en elle même est assez banale, détournement de fond, disparition, manipulation... Les personnages sont complets, pourraient être attachants. 

    Bref ! La mayonnaise n'a pas pris, je n'ai retrouvé le plaisir des lectures précédentes. 

    La boite à musique de Mary Higgins Clark

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