• Certaines n'avaient pas vu la mer de Julie Otsuka

    Présentation

    Les voix et les vies que Julie Otsuka décrit ici sont celles de ces Japonaises venues, au début du XXe siècle, épouser, aux Etats-Unis, un de ces hommes qui font arriver par paquebots entiers ces femmes choisies "sur catalogue". D'eux, elles ne connaissent que des photos et des C.V. truqués, et se retrouvent souvent face à des maris brutaux qui les traitent en esclaves. Plutôt que de s'attacher à un destin unique emblématique des autres, Julie Otsuka opte pour de multiples voix qui racontent, tel un chœur antique, la tragédie de toutes et de chacune : leur misérable vie d'exilées, leur combat pour apprivoiser une langue inconnue, le racisme des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine... Puis le grand choc de la guerre. Et l'oubli. 

    Lectrice pour Audiolib du Journal d'Anne Frank, Irène Jacob a le goût des textes porteurs de sens, et de mémoire. Elle donne aujourd'hui une voix d'une rare densité à ces femmes qui évoquent dans le beau roman de Julie Otsuka leurs vies confisquées par l'Histoire.

    Mon avis

    Inspiré de faits réels (la vie l'immigrantes  japonaises arrivées à San Franscico au début du XXème siècle) ce roman retrace l'histoire de ces femmes, leurs difficultés à vivre dans ce pays auquel elles ne comprennent rien, avec une langue qu'elles ne parlent pas et mariées à des hommes qu'elles ne connaissent pas. C'est une vie bien loin de celle qu'elles imaginaient qui s'ouvre à elle : esclavage, viol, racisme, humiliation, ...

    Dans un style très impersonnel, on ne s'attache à aucun personnage car ils ne sont pas identifiés, l'auteure ne parle que du groupe, de ces femmes, ces maris, ces enfants sous forme de listes. C'est assez surprenant, mais particulièrement bien mis en valeur par Irène Jacob. 

    J'ai bien aimé découvrir ce pan de l'histoire que j'ignorais et alors qu'on aurait pu s'attendre à de la rage ou de la colère par rapport à tous ces faits, c'est une certaine poésie et douceur qui se dégage de ces mots. On en saisit une partie de cette culture japonaise, faite de soumission et tradition. 

    Certaines n'avaient pas vu la mer de Julie Otsuka

    Certaines n'avaient pas vu la mer de Julie Otsuka

    Dans la catégorie PLURIEL

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  • J'ai perdu Albert de Didier Van Cauwelaert

    Présentation : 

    "Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien."

    Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l'esprit qui hante Chloé l'a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d'un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d'autant que cet esprit qui s'est mis à le bombarder d'informations capitales et pressantes n'est autre qu'Albert Einstein...

    Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s'attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux. L'adaptation cinématographique de ce roman par son auteur, avec Stéphane Plazza, Julie Ferrier et Josiane Balasko, sort en salles le 12 septembre 2018.

    Mon avis

    Alors qu'elle est remontée contre son compagnon sur le point de la quitter et sa mère qui la harcèle sur son téléphone, Chloé va se retrouver aussi abandonnée par la voix d'Albert Einstein qui la guide depuis toujours et a fait d'elle la voyante que les plus grands consultent. 

    Elle se retrouve totalement déstabilisée et complètement démunie face à ce grand vide, pendant que Sac qui a hérité de cette voix, ne comprends pas ce qui lui arrive et se bat pour s'en débarrasser. 

    De fil en aiguille ils vont se rencontrer, Chloé va tenter de guider Zac pour qu'il apprivoise cette voix. 

    C'est une jolie petite comédie dont le thème est originale et qui nous remet à l'esprit les grands moments de la vie d'Einstein. La lecture par l'auteur est vivante et dynamique. On ne s'ennuie pas. 

    J'ai perdu Albert de Didier Van Cauwelaert

    J'ai perdu Albert de Didier Van Cauwelaert n°5 Février 2020

    dans la catégorie PRENOM

    J'ai perdu Albert de Didier Van Cauwelaert

    J'ai perdu Albert de Didier Van Cauwelaert


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  • <meurtre dans un jardin indien de Vakis Swarup

    Présentation

    Après le fabuleux succès de Slumdog Millionnaire, retrouvez tout le génie et l'humour de Vikas Swarup. Richissime playboy, l'ignoble Vivek " Vicky " Rai est tué lors de sa propre garden-party, laissant derrière lui six suspects, six mobiles et six alibis. Des palaces de Delhi aux bidonvilles de Mehrauli, nul ne sortira indemne de ce jardin du crime.  

    Mon avis :

    Vicky, homme d'affaires véreux, imbus de sa personne est assassiné lors d'une garden party qu'il a lui même organisé. Après avoir présenté les faits, l'auteur nous emmène sur les traces des six suspects. 

    Même s'il y a beaucoup de personnes aux noms indiens pas forcément faciles à retenir à l'écoute, c'est un vrai voyage en Inde que nous propose l'auteur. Un voyage au coeur de l'intimité du pays, un portrait social, et politique. Les personnages sont peut être un peu caricaturaux, mais on ne s'ennuie pas une seconde et au final l'enquête passe un peu au second plan. 

    Emmanuel Dekoninck porte bien le texte, il le rend encore plus dynamique et vivant. La mise en musique sur ajoute à l'ambiance pour en faire une lecture "bollywood" divertissante. 

    Meurtre dans un jardin indien de Vikas Swarup

     <meurtre dans un jardin indien de Vikas Swarup

    <meurtre dans un jardin indien de Vikas Swarup N°6 de janvier2020

    dans la catégorie JUSTICE (2)

    <meurtre dans un jardin indien de Vikas Swarup

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  • de Ian Manook

    4ème de couverture : 

    Dans le désert de cendres de l'Askja, au cœur de l'Islande, le corps d'une jeune femme assassinée reste introuvable. Près de Reykjavik, des traces de sang et une bouteille de vodka brisée au fond d'un cratère, mais là non plus, pas le moindre cadavre. Et dans les deux cas, des suspects à la mémoire défaillante.

    Ces crimes rappellent à l'inspecteur Kornelius Jakobson, de la police criminelle de Reykjavik, le fiasco judiciaire et policier qui a secoué l'Islande au milieu des années 70 : deux crimes sans cadavres, sans indices matériels, sans témoins, que des présumés coupables finissent par avouer sans pourtant en avoir le moindre souvenir.

    Après Heimaey, Ian Manook nous entraîne cette fois au cœur d'une Islande plus brute et plus sauvage, dans les rouages d'une machination politique qui révèle une toute autre facette de cette république exemplaire.

    Lu par Eric Chantelauze

    Mon avis : 

    Des scènes de crimes mais pas de cadavres, des témoins qui disparaissent ou n'ont pas toute leur tête, un sniper qui sème la panique dans les lieux touristiques sans jamais ne faire de victimes, voilà à quoi Kornelius est confronté. A celà s'ajoutent : le retour de sa fille après presque20 ans d'absence, la jalousie de sa compagne et les révélations de son père. Beaucoup de choses à gérer et au final aussi beaucoup de choses à emmagasiner pour nos lecteurs. 

    Eric Chantelauze nous maintient en alerte et il faut bien ça quant à la richesse des événements qui s'enchaînent.

    On se s'ennuie pas une seconde avec ce roman, où l'on va rebondissements en machinations, de révélations en découvertes touristiques et légendaires. Les personnages sont un peu caricaturaux mais néanmoins attachants. 

    J'ai aimé ces grands espaces et apprécié de me retrouver dans des lieux que j'ai eu le plaisir de parcourir. 

    Askja de Ian Manook

    Askja de Ian ManookN°12 decembre2019

    Askja de Ian Manook

     

    Askja de Ian Manook N°12 Janvier 2020

    dans la catégorie LIEU (3)

    Askja de Ian Manook

    Askja de Ian Manook

     


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  • Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg

    4ème de couverture

    «La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager. Il jeta un coup d’œil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le casier. C’était une main blanche qui fendit la surface de l’eau et sembla montrer le ciel l’espace d’un instant. »

    Très vite, on constate que la petite Sara a été tuée avant d’être jetée à l’eau. Vengeance ? Violence obtuse d’un adolescent autiste ? Pédophilie ? Ou dramatique résurgence d’un passé enfoui ?

     

    La voix de Christine Pâris excelle à tisser les fils d’une intrigue qui multiplie ramifications et rebondissements.

     

    Mon avis : 

     

    Alors que Patrick vient tout juste d'être père le voilà qui doit mener l'enquête suite la découverte du corps de Sara dans un casier à homard. 

    Comme souvent avec Camille Lackberg c'est plusieurs histoires qui s'embriquent les unes dans les autres, la vie du tailleur de pierre et de sa femme dans les années 20, l'enquête autour du meurtre de Sara et les histoires de famille, et de voisinage et en toile de fond on suit l'évolution de membres de l'équipe de Patrick ainsi que celle de sa famille. Celà fait beaucoup de choses à suivre ce qui demande de la concentration lors de l'écoute. 

    J'avais récemment écouter "le dompteur de lions" et étrangement j'ai trouvé que ces 2 histoires se ressemblaient !! 

    C'est toujours un bon moment de lecture mais plus pour suivre la vie des protagonistes que pour l'enquête elle même qui m'a un peu lassée.

     

    Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg

    Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg

     

    Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg n°3 décembre 2019

    dans la catégorie PRENOM (2)

    Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg

     

    Traduit du suédois

    Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg

    Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg

     

     


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