• Vaste comm la nuit de Elena Piacentini

    4ème de couverture : 

    "Des habitants qui ont avalé leur langue. 
    Une forêt où rôde un étrangleur de bêtes. 
    Trois maisons isolées en lisière de forêt et l'Eaulne pour frontière..." 

    La capitaine Mathilde Sénéchal n'aurait jamais imaginé retourner sur les lieux de son enfance, un petit village non loin de Dieppe. Mais quand Lazaret, son ancien chef de groupe, lui fait parvenir une lettre sibylline, elle comprend qu'elle va devoir rouvrir une enquête vieille de trente ans. Qu'elle le veuille ou non, le passé ne meurt jamais. Il a même des odeurs, ces odeurs qu'elle sait identifier comme personne et qui sont aussi son talon d'Achille. Il est temps pour elle de sonder sa mémoire défaillante et d'affronter la vérité. 

    Mon avis

    Mathilde décide, poussée par son chef de groupe de reprendre sa vie en mains et enfin comprendre d'où vient cette amnésie qui la bloque dans sa vie et dans ses relations.

    Ce roman est bien long à se mettre en place ce n'est seulement qu'au premier tiers que l'on se retrouve enfin sur le lieu de l'enquête. 

    Avant c'est une succession de faits, présentations rapides et brouillonnes des personnages, de Mathilde, de ce qu'elle croit...A plusieurs reprises, je ne comprenais même pas de qui il était question.  

    Nous voilà donc à Arcourt, là où les faits se sont passés 30 ans plus tôt : disparition inexpliquée de Jeanne, bêtes égorgées, chute accidentelle de Mathilde ayant entrainée ce trou noir. Sous fond de secrets de villages et de famille, de folie ou dépression familiale, rancoeur et autres vengeances ce n'est pas dans une ambiance très sereine que Mathilde doit démêler le vrai du faux surtout quand on ne lui dévoile que quelques bribes.

    Laborieusement  nous aurons le fin mot de l'histoire, mais que c'est long, que c'est emberlificoté. Les personnages sont nombreux et certains brouillent plus l'histoire qu'ils ne l'éclairent et ne m'ont pas paru nécessaires. 

     

    Vaste comme la nuit de Elena Piacentini

    Vaste comme la nuit de Elena Piacentini

    dans la catégorie ADJECTIF

    Vaste comme la nuit de Elena Piacentini

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  • Restretto de Bernard Puard

    4ème de couverture

    Trois meurtres sont commis en trois endroits du monde et sans mobile apparent. Un seul dénominateur commun : sur les lieux du crime, on retrouve une cerise d'un café arabica extrêmement rare, et sur laquelle est dessinée une esperluette rouge sang. 
    Il y a quelques mois encore, Clara était déontologue à la Premium, un groupe influent dans la finance internationale. Depuis sa démission, elle vit avec son fils, retirée à la campagne. Jusqu'au jour où elle-même est destinataire de la funeste cerise de café. 
    Entre plantations de caféiers et salles des marchés, la jeune femme devra lutter pour sa survie, en affrontant tout autant ses propres démons que les forces sombres qui la traquent sans relâche.

    Mon avis

    Je suis restée scotchée au premier chapitre en me disant que ce roman allait être prometteur si ça durait comme ça pendant les quelques 350 pages ... malheureusement sans que le soufflet soit totalement retombé le reste n'a pas été aussi dynamique et percutant. 

    Mais de quoi s'agit il ? Nous voilà plongés dans les marchés spéculatifs autour du café  et quelques trafics au cours desquels certains protagonistes sont retrouvés morts ou suicidés !! 

    ça va vite, très vite aussi vite que les échanges boursiers, on traverse le monde de part en part, pas le temps de dormir ni de souffler ... il faut mener l'enquête, sauver la société La Premium, comprendre. On prendra quand même le temps de faire quelques dégustations de grands crus d'Arabica. 

    J'avoue que je n'ai pas tout compris des passages autour des transactions ... mais je me suis laissée emporté sans repos par le mouvement. Clara est attachante avec ses blessures et l'amour pour son fils, Nicolas froid mais aux petits soins... pas trop le temps de les disséquer psychologiquement car il faut que ça avance. L'écriture est vive et percutante même si ce milieu ne ma passionne pas j'avoue ne pas mettre ennuyée pour autant. 

    Ristretto de Bernard Puard

    Ristretto de Bernard Puard   Ristretto de Bernard Puard  384 p

    Ristretto de Bernard Puard


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  • Un fond de vérité de

    4ème de couverture

    Dans toute légende, dit-on, il y a un fond de vérité. À Sandomierz, sage bourgade de la province polonaise, on ne croit plus depuis longtemps que les Juifs enlèvent les enfants catholiques pour les vider de leur sang. Quoique... La découverte d'une jeune notable devant l'ancienne synagogue, égorgée suivant le rituel de l'abattage casher, réveille anciennes croyances et vieux démons... À charge pour le procureur Teodore Szacki, fraîchement divorcé et exilé de la capitale, de trouver la vérité. 

    Mon avis

    Un roman bien ficelé riche en références historiques et légendes. Entre antisémitisme, vengeance personnelle, petite ville de Pologne où tout le monde se connait, une pincée de politique et voilà Teodore Szacki qui doit démêler le vrai du faux, écouter les non dits, voir au delà de ce que les différents meurtres veulent lui montrer. 

    Une lecture exigeante par les nombreux détails de chacun des meurtres et les nombreuses références aux rituels juifs. 

    C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé ce personnage de procureur rencontré dans "la rage". J'apprécie de voir l'enquête résolue par une autre voie de la justice que celle que l'on suit habituellement.

    On ressent à travers ces lignes tout l'amour de l'auteur pour cette ville de Sandomierz qu'il nous décrit avec objectivité mais aussi une certaine tendresse, une ville chargée d'une histoire qu'elle a du mal à assumer. 

    Un bon moment de lecture voyageuse. 

    Un fond de vérité de Zygmunt Miloszewski

    traduit du Polonais

    Un fond de vérité de Zygmunt Miloszewski

    Un fond de vérité de Zygmunt Miloszewski n°8 d'avril

    Un fond de vérité de Zygmunt Miloszewski 356 p

    Un fond de vérité de Zygmunt Miloszewski


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  • Un jour comme les autres de Paul Colize

    4ème de couverture

    Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste – elle est traductrice littéraire de métier – et à faire parler les chiffres qu'elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.

    614 jours qu'elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d'Éric.

    En apparence un jour comme les autres. À essayer de comprendre. À ne pas pouvoir faire son deuil. Alain est reporter d'investigation au 
    Soir, en Belgique. Il passe ses journées à enquêter, creuser, recouper les informations. Éric, il l'a connu. Suffisamment pour s'intéresser à sa disparition.

    Et encore plus quand il réapparaît...


    Paul Colize signe un polar qui flirte avec la littérature générale. Ses héros nous touchent, autant qu'ils nous déroutent. Un roman polymorphe sur les parts d'ombre de chacun, sur ces secrets que l'on garde et qui finissent toujours par réapparaître.

    Mon avis

    Construit comme une pièce de théâtre en 4 actes. Le premier acte parle de la disparition d'Eric et de la quête de sa compagne entre doutes et espoirs. Le seconde acte est l'enquête menée par le duo de journalistes Alain Lallemand et Fred Peeters. Les deux actes suivants reprennent les faits et approfondissent l'enquête pour finir par nous révéler ce qui s'est réellement passé. 

    J'avoue ne pas avoir été tenue en haleine par cette enquête trop politique à mon gout. Le personnage d'Emily est bien travaillé ambiguë à souhait mais aussi très froid et peu attachant. Certains passages ne m'ont pas semblait très utile pour l'histoire ni même pour vraiment comprendre les personnages... j'ai eu l'impression par moment que l'auteur se faisait plaisir en changeant de style avec les lettres de Massimo par exemple. 

    Merci Un jour comme les autres de Paul Colize

    Un jour comme les autres de Paul Colize

    d'un auteur Belge 

    Un jour comme les autres de Paul Colize

    Un jour comme les autres de Paul Colize

     


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  • Mauvaise main de Gilbert

    4ème de couverture

    Eric, quasiment à la rue avec une femme sur le point d'accoucher, n'a plus de travail.
    Il n'a qu'une seule solution pour s'en sortir : quitter la ville pour rejoindre la scierie familiale, perdue en pleine ligne bleue des Vosges.
    Un retour aux sources compliqué quand on n'a pas vu les siens depuis des années.
    Il y a ça, et surtout les secrets de famille, sans compter les magouilles du frère aîné qui règne en véritable tyran sur le domaine.
    Une France profonde et noire où il ne fait pas bon s'aventurer...

    Mon avis : 

    Des chapitres courts, une écriture nerveuse pour raconter ce retour en famille où l'accueil espéré tourne au cauchemar. 

    De la froideur autour de l'arrivée du fils parti 20 ans plus tôt à la révélation des plus lourds secrets, le cheminement se fait dans la violence de ces campagnes retirées où les coups et les humiliations sont les seuls moyens de communication. Les femmes sont soumises, les enfants filent droits, les pères sont tout puissants alors quand Elise arrive dans cette scierie, essaie de comprendre le fonctionnement ou de faire changer les choses, le semblant d'équilibre se rompt. 

    Les faits s'enchaînent à une vitesse folle, les personnages sont malheureusement crédibles et chacun a une place bien définie. Ces quelques semaines dans une scierie des Vosges font froids dans le dos et personnellement j'aime bien ça. 

    Merci à Mauvaise main de Gilbert Gallerne et Mauvaise main de Gilbert Gallerne

    Mauvaise main de Gilbert Gallerne

    dans la catégorie PARTIE DU CORPS

    Mauvaise main de Gilbert Gallerne

    Mauvaise main de Gilbert Gallerne


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