• Les sourds de Rodrigo Rey Rosa

    4ème de couverture

    Le jeune Cayetano apprend vite. Il quitte Jalpatagua, son village natal, pour Guatemala City où, grâce à l'intervention de son oncle Chepe, il trouve enfin un travail : il devient le garde du corps de Clara, la fille d'un riche banquier. Au fil des jours, une certaine intimité s'installe entre ces deux êtres que tout sépare. Mais la disparition soudaine de Clara va changer leur histoire. Fugue, séquestration, ou simple ruse pour soutirer de l'argent à sa famille ? Les recherches entreprises par Cayetano pour la retrouver - et se retrouver - vont transformer ce roman en un thriller passionnant nous conduisant jusqu'au coeur du Guatemala, aux abords du lac Atitlàn et du territoire des Mayas. Le jeune homme y découvrira ce qu'il n'était pas censé découvrir : un lieu où l'amour, l'ambition et la folie jouent, comme les dieux anciens, avec le destin des hommes. D'une écriture sensible, précise et élégante, Rodrigo Rey Rosa dresse le portrait d'une société ravagée par la violence, la corruption et le racisme, mais qui cache toujours, dans son passé le plus lointain, les prémisses d'un avenir différent.

    Mon avis

    Quel étrange roman, ça commence un peu comme un roman historique puis ça de vient un peu un polar, certains passages nous entrainent dans des mondes ésotérique ou plus ou moins fantastiques. Un mélange de genre ? Une figure de style ? Sans doute mais l'on s'y perd.

    Alors que l'on commence à faire connaissance avec les personnages, qu'on commence à les comprendre, Clara disparait mais laisse des messages régulièrement pour rassurer son père, sa voix est étrange et à partir de là : machination, enlèvement, fugue ? Toutes les pistes sont suivies en même temps et on perd pied.

     

    On découvre un pays étrange fait de magouilles, abus de pouvoir, machination et racisme, trafic d'enfants ... A la fois riche et brouillon je ne sais pas trop dire quelle est l'histoire que j'ai lue. 

    Les sourds de Rodrigo Rey Rosa

    Les sourds de Rodrigo Rey Rosa


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  • Soyez imprudent les enfants de Véronique Ovaldé

    4ème de couverture

    " Soyez imprudents les enfants ", c'est le curieux conseil donné à tous les Bartolome lorsqu'ils n'étaient encore que de jeunes rêveurs – et qui explique peut-être qu'ils se soient aventurés à changer le monde. C'est ce qu'aimerait entendre Atanasia, la dernière des Bartolome, qui du haut de ses 13 ans espère ardemment qu'un événement bouscule sa trop tranquille adolescence. Ce sera la découverte du mystérieux peintre Roberto Diaz Uribe. Atanasia va partir à sa recherche. Et s'inventer en chemin.

    Mon avis

    J'ai bien aimé le début du roman : cette passion naissante pour un artiste peintre, l'envie de comprendre sa famille, le rapport à la grand mère, l'adolescence qui se construit et puis je me suis perdue dans cette histoire de famille. Je n'ai pas compris  où l'auteure voulait en venir en remontant dans les années 1800, ni en quoi ça servait à la compréhension de Atanasia et la seconde partie m'a paru bien longue. 

    De retour dans le présent tout s'explique à peu près et je suis à nouveau rentrée dans ce roman. 

    C'est donc avec un avis mitigé que je referme ce livre, j'ai aime le thème de départ, mais il semblait qu'il y avait tout une partie de remplissage qui m'a vraiment plombée mais contrairement à Enna avec qui je devais faire une LC j'ai tenu jusqu'au bout ! 

    Soyez imprudents  les enfants de Véronique Ovaldé n°30 janvier

    Soyez imprudents  les enfants de Véronique Ovaldé

     

     


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  • Elephant de Martin Sutter

    4ème de couverture

    "Dans une grotte près de Zurich, Schoch, un sans-abri, découvre un jour un petit animal improbable, un éléphant rose et luminescent. Une seule personne sait comment la petite créature est née et d'où elle vient : le généticien Roux. Il aimerait en faire un événement mondial, une sensation. Mais il lui a été dérobé. Kaung, un Birman, l'un de ceux qui chuchotent à l'oreille des éléphants, a accompagné la naissance de l'animal et estime qu'un être pareil doit être caché et protégé.
    Un conte aussi fantastique que réaliste, un questionnement sur la place du sacré et de la bonté dans un monde envahi par la technologie génétique."

    Mon avis

    Un roman que l'on pourrait croire léger et fantaisiste mais chargé de messages forts et critique sur le monde. 

    Qui n'a jamais rêver de ce petit éléphant rose et luminescent de surcroit ? il est là dans la grotte de Schoch qui a bien du mal à y croire et pourtant il va s'attacher à ce petit animal en prendre soin et cela fia changer sa vie. Il sera tout au long du roman loin d'imaginer ce qui se trame autour de ce petit animal, d'où il vient, comment il est arrivé là. 

    Tout au long de chapitre court nous suivons donc l'histoire de cet éléphant, comment il est né dans l'esprit d'un scientifique, puis dans des époussettes pour être implanté dans l'utérus d'une éléphant de cirque, sa naissance ces premiers jours et toutes les tractations autour de cet animal prouesse génétique. 

    Des personnages riches, un roman largement documenté avec de longs passages scientifiques mais tout à fait compréhensibles, un livre qui s élit comme un polar tant on a envie de savoir ce que va devenir cette petite bête.

    Un livre qui fait aussi réfléchir sur toutes ces manipulations génétiques, cette quête incessante du toujours plus et de la reconnaissance, le pouvoir de l'argent mais aussi le monde des SDF, des réfugiés,...

    Traduit de l'allemand (Suisse)

     

     

    Elephant de Martin Suter

     

    Elephant de Martin Suter

     

    dans la catégorie ANIMAL

    Elephant de Martin Suter

    Elephant de Martin Suter

    Elephant de Martin Suter

     


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  • De autre coté du monde de Stéphanie Bishop

    4ème de couverture

    " Elle sait désormais que ce n'est pas le fait de quitter un endroit le pire ; c'est, une fois arrivée à destination, de devoir vivre comme si son pays d'origine avait disparu. C'est cela la tragédie –; au bout d'un certain temps on finit par douter de la réalité du lieu d'où l'on vient. Cette première existence, jadis pleine de sens, s'efface peu à peu. Sans faire de bruit, elle sombre dans l'oubli."

    Cambridge, 1963. 
    Une chambre à soi. Du temps pour peindre. Tel est le rêve de Charlotte après la naissance de ses deux filles. Son mari Henry, lui, ne supporte plus le climat anglais pluvieux et brumeux, et rêve d'un pays aride et ensoleillé comme l'Inde de son enfance. Une brochure, glissée dans la boîte aux lettres, semble apporter la solution : " L'Australie réveille le meilleur en vous. " Henry y croit. 
    Charlotte, en dépit de ses réticences, finit par céder, et peu après la petite famille embarque pour l'autre côté du monde. 
    Cependant, sous le soleil cuisant de Perth, la terre s'assèche tout comme leur relation dont la substance semble progressivement s'estomper. À l'image des aquarelles, les contours de leur vie précédente se brouillent, se perdent. 
    Lorsqu'un nouvel événement vient chambouler l'équilibre familial fragile, Charlotte décide de prendre en main son avenir, quitte à renoncer à ce qu'elle a de plus précieux...

    Mon avis

    Alors que ce départ en Australie aurait pu être le tremplin vers une nouvelle vie, de nouvelles perspectives et de nouvelles rencontres pour Charlotte et sa famille, Charlotte reste camper sur sa position "je n'ai pas envie et je fais tout pour broyer du noir" voilà un peu la sensation que l'on a en lisant ces lignes. 

    Nous voilà donc enfermés avec Charlotte dans cette maison qu'elle n'aime pas, avec ces deux filles assez insupportables à tourner en rond entre lessives, ménages et cris... On en déprimerait presque avec elle. 

    Le mari Henry ne va pas beaucoup mieux, émigré indien en Angleterre il avait quelques espoirs de mieux s'intégrer en Australie et rien ne correspond à ses attentes. 

    Tout le talent de l'auteur tient dans le fait que l'on se sent aussi perdu que nos personnages sans racines où s'accrocher pour avancer dans cette lecture. Nous vagabondons entre souvenirs, désespoirs, désillusions, perte. 

    Pas bien gai et même quand on croit apercevoir une éclaircie le temps se couvre rapidement ... heureusement le final laisse une fenêtre ouverte que nous pouvons orienter vers du positif. 

    De autre coté du monde de Stéphanie Bishop

    Dans la catégorie LIEU

    De autre coté du monde de Stéphanie Bishop

    De l'autre coté du monde de Stéphanie Bishop

     

    De l'autre coté du monde de Stéphanie Bishop


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  • Les petites chaises rouges de Enna O'Brien

    4ème de couverture

    Dès qu'il franchit le seuil de l'unique pub ouvert dans ce trou perdu d'Irlande, l'étranger suscite la fascination. Vladimir Dragan est originaire du Monténégro. Il entend s'établir comme guérisseur. On lui trouve un logement, un cabinet médical, et sa première cliente, une des quatre nonnes du lieu, sort de sa séance totalement régénérée. Rien d'étonnant à ce que Fidelma, très belle et mariée à un homme bien plus âgé qu'elle, tombe sous le charme. L'idylle s'interrompt quand Dragan est arrêté. Recherché par toutes les polices, il a vécu à Cloonoila sous un faux nom. Inculpé pour génocide, nettoyage ethnique, massacres, tortures, il est emmené à La Haye, où il rendra compte de ses crimes.

    Le titre choisi par Edna O'Brien s'éclaire alors, ainsi que l'introduction rappelant que 11 541 petites chaises rouges avaient été installées à Sarajevo en 2012 pour commémorer la mémoire des victimes du siège.

    Le vrai sujet de cet extraordinaire roman n'est pourtant pas la guerre civile de Bosnie, ni la figure de Radovan Karadzic, dont il s'inspire. Avec une infinie tendresse et une infinie compassion, la grande romancière irlandaise se penche sur le destin d'une femme ordinaire, que sa naïveté a rendue audacieuse, et dont l'existence a été ravagée pour avoir vécu, sans savoir à qui elle avait affaire, une brève histoire d'amour avec l'un des monstres les plus sanguinaires du XXe siècle. Après l'arrestation de Vlad, il est impossible pour Fidelma de rester en Irlande. Réfugiée à Londres, dans le monde souterrain des laissés-pour-compte, elle vit de petits boulots, hantée par une honte indépassable, et par la terreur.

    La prose d'Edna O'Brien est éblouissante : comme dans la vie, passant de la romance à l'horreur, d'un lyrisme tremblé au réalisme le plus cru, de la beauté au sentiment d'effroi le plus profond, elle nous donne, avec ce roman de la culpabilité et de la déchéance d'une femme, son absolu chef-d'oeuvre.

    Mon avis

    C'est avec perplexité que je ferme ce livre à la fois admirative par le style de l'auteure qui sait créer des ambiances aussi douces que violentes, poétiques que crues et totalement désorientée par l'histoire. 

    J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman, qui m'a paru totalement décousu. J'ai cru à plusieurs reprises avoir en main un recueil de nouvelle pendant lequel un ou deux personnages réapparaissaient. 

    Je crois que je suis passée totalement à coté de ce roman et je ne suis allée jusqu'au bout que pour la beauté des mots. 

    traduit de l'anglais (Irlande) 

    Les petites chaises rouges de Enna O'Brien

    dans la catégorie COULEUR

    Les petites chaises rouges de Enna O'Brien

     

    N° 30 book jar de janvier

    Les petites chaises rouges de Enna O'Brien  

    Les petites chaises rouges de Enna O'Brien Les petites chaises rouges de Enna O'Brien

     


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