• Une sirène à Paris de Mathias Malzieu

     

    4ème de couverture

    « Surprisiers : ceux dont l'imagination est si puissante qu'elle peut changer le monde - du moins le leur, ce qui constitue un excellent début. »

    Après le bouleversant Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu retrouve la veine du merveilleux de La Mécanique du coeur avec cette Sirène à Paris, l'histoire d'amour impossible entre un homme et une sirène dans le Paris contemporain. Nous sommes en juin 2016, la Seine est en crue. De nombreuses disparitions sont signalées sur les quais. Attiré par un chant aussi étrange que beau, Gaspard Snow découvre le corps d'une sirène blessée, inanimée sous un pont de Paris. 

    Il décide de la ramener chez lui pour la soigner, mais tout ne passe pas comme prévu. La sirène explique à Gaspard que les hommes qui entendent sa voix tombent si intensément amoureux d'elle qu'ils en meurent tous en moins de trois jours. Quant à elle, il lui sera impossible de survivre longtemps loin de son élément naturel...

    À travers ce conte moderne, Mathias Malzieu questionne l'engagement poétique et le pouvoir de l'imagination dans une époque troublée. Ce livre est une déclaration d'amour à l'amour, au panache, à l'épique, à la camaraderie et à la surprise. 

    Mon avis

    Une fois de plus Mahias Malzieu nous emmène dans un univers décalé et poétique. Cette fois c'est la rencontre entre une sirène et un surprisier qui doit sauver sa péniche / salle de spectacle, de la faillite.

    Dans son style imaginé, tonique et dynamique, nous suivons la renaissance de Gaspard qui se guérit peu peu de son mal d'amour en s'occupant de Lula, la jolie sirène échouée en bord de Seine. Même si le chant de Lula tue, il fascine et jamais n'entravera l'envie de Gaspard d'aider cette sirène à retrouver son milieu naturel.

    Un conte moderne et enthousiasmant qui met des étoiles dans les yeux, nous fait croire à l'impossible et redonne espoir en l'amour et en l'entraide.

    C'est joyeux, un peu fou, original, dynamique, .... une lecture plus que plaisante 

    Une sirène à Paris de Mathias Malzieu

     

    Une sirène à Paris de Mathias Malzieu 240/1000p

    Une sirène à Paris de Mathias Malzieun°9 d'octobre

    dans la catégorie ANIMAL

    Une sirène à Paris de Mathias Malzieu

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  • La chaleur de Victor Jestin

    4ème de couverture : 

    « Oscar est mort parce que je l'ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d'une balançoire. » Ainsi commence ce court et intense roman qui nous raconte la dernière journée que passe Léonard, 17 ans, dans un camping des Landes écrasé de soleil. Cet acte irréparable, il ne se l'explique pas lui-même. Rester immobile, est-ce pareil que tuer ? Dans la panique, il enterre le corps sur la plage. Et c'est le lendemain, alors qu'il s'attend chaque instant à être découvert, qu'il rencontre une fille. Ce roman est l'histoire d'un adolescent étranger au monde qui l'entoure, un adolescent qui ne sait pas jouer le jeu, celui de la séduction, de la fête, des vacances, et qui s'oppose, passivement mais de toutes ses forces, à cette injonction au bonheur que déversent les haut-parleurs du camping.

    Mon avis : 

    En essayant de profiter un peu de la douceur de la nuit, Léonard est témoin de la mort d'Oscar, qui s'étrangle avec les cordes dune balançoire. Dans la panique il déplace le corps et l'enterre sur la plage. Alors qu'il passe une dernière nuit d'angoisse, il se fait une joie de quitter les lieux de lendemain, lieu de vacances tant attendu par ses parents mais qui fut un supplice pour cet adolescent qui ne comprend pas les codes de cette jeunesse qui ne pense qu'à s'amuser, boire et "baiser". 

    Sous une chaleur torride de ce dernier jour, Léonard va errer sans cesse en alerte sur la découverte du corps de son camarade, il va pourtant se laisser séduire par Luce et découvrir sans le chercher ce qui a occupé les journées de la plupart de ses copains de vacances. 

    Mis à part cela il ne se passe pas grand chose tout au long de cette journée, mais c'est la chaleur pesante et l'angoisse montante de Léonard qui nous tient en haleine. Un court roman facile à lire mais qui ne restera sans doute en mémoire bien longtemps. 

    La chaleur de Victor Jestin 144/1000 p 

    La chaleur de Victor Jestin


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  • Jeu Blanc de Richard Wagamese

    4ème de couverture : 

    Il faut que Saul Indian Horse raconte son histoire, qu'il se remémore son enfance rythmée par les légendes ojibwés, la récolte du riz et la pêche ; son exil l'hiver de ses huit ans et son adolescence, passée dans un internat où des Blancs font tout pour effacer en lui son indianité. C'est pourtant au c ur de cet enfer qu'il trouve son salut, grâce au hockey sur glace. Joueur surdoué, Saul réussit à rejoindre l'élite du sport national, mais c'est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des années 1970.

    On retrouve dans Jeu blanc toute la force de Richard Wagamese : la magie qu'il insuffle aux relations entre l'homme et la nature, et sa capacité à retranscrire la singularité et la richesse de l'identité indienne.

    Mon avis : 

    Ce roman a remporté le très arbitraire 1er prix Albert de mon modeste club de lecture ! Je n'avais pas réussi à le lire l'an dernier c'est maintenant chose faite et ce prix est bien mérité. 

    Saul passe ses premières années au sein de sa famille ojibwé dans la nature en respectant les traditions. Suite à un enchainement de circonstances, il est placé dans un pensionnat où le personnel fera tout pour effacer sa culture. Il s'en sortira, non sans mal, contrairement à certains, grâce au hockey, sport pour lequel il est plus que doué. 

    Saul nous raconte donc sa vie, petit, heureux auprès de sa famille, connecté à la nature, puis quelques dures années dans le pensionnat partagées entre les horreurs subies par ses camarades et les différents sévices pour leur faire oublier leur culture d'origine, dont il se protège par une sorte d'anesthésie émotionnelle. Puis il va découvrir le hockey grâce à un prête, véritable bulle d'oxygène qui va lui permettre de se dépasser et de se sentir vivant. 

    Assez doué il va être "recruté" par des plus grandes équipes et pouvoir vivre pleinement sa passion, voyager, se faire des amis ...réaliser son rêve vite rattraper par le racisme des canadiens blancs qui ne supportent pas qu'un indien joue si bien à LEUR jeu. 

    C'est fort, poignant, dur par moment et poétique à d'autres, bien écrit. Il y a de nombreuses descriptions du hockey : les actions, le plaisir de la glisse, la précision des déplacements, les phases de jeu ... et même si je n'y connais rien j'ai malgré tout aimé  lire ses passages par le plaisir qu'on sent que l'auteur a pris à les écrire. 

    Vous l'avez compris un très très beau livre. 

    Jeu Blanc de Richard Wagamese

    dans la catégorie COULEUR

    Jeu Blanc de Richard Wagamese

    Jeu Blanc de Richard Wagamese

    Jeu Blanc de Richard Wagamese


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  • Chanson de la ville silencieuse de Olivier Adam

    4ème de couverture :

    Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu'elle ressent pour savoir qu'elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d'un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l'Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d'elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre.

    Mon avis

    La narratrice, fille d'un chanteur à grand succès, revient sur sa vie un peu particulière tout en partant à la chercher de ce père déclaré mort après avoir retrouver sa voiture avec ses effets personnes et sa paire de bottes au nord d'un fleuve. Elle veut bien croire à cette disparition jusqu'à ce qu'un mai lui montre une photo de son père jouant de la guitare dans un bar de Lisbonne. 

    Roman qui fait la part belle aux ressentis et aux paysages, aux ambiances et aux références musicales mais qui restent malgré tout peu crédible. Cette fille perdue semble partir à la recherche de son père plus par obligation que par conviction ou envie.

    Cette quête est prétexte à faire le point sur sa vie sur ce qui l'a construite et  fait ce qu'elle est aujourd'hui, plus une spectatrice qu'une actrice.

     Un roman vous l'avait compris que  ne m'a pas vraiment passionnée. 

    Chanson de la ville silencieuse de Olivier Adam N° 7 Aout

    Dans la catégorie LIEU

    Chanson de la ville silencieuse de Olivier Adam

    Chanson de la ville silencieuse de Olivier Adam

     

     


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  • Un clafoutis de tomates cerises de Veronique de Bure

    4ème de couverture : 

    Jeanne, 90 ans, décide d'écrire son journal intime. Du premier jour du printemps au dernier jour de l'hiver, d'événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne pendant toute une année ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée dans l'Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l'un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu'elle veut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, accueillir - pas trop souvent - ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine...

    Mon avis

    Nous voilà à suivre le quotidien de Jeanne 90 ans. Une vie encore bien riche et dynamique, entre parties de bridge et thés entre copines, jardinage ou ballades dans la nature, vacances en famille ou chez elle. Jeanne est loin d'être isolée, elle vit seule dans sa maison, est autonome et conduit encore même si elle va de moins en moins loin et plutôt de jour. 

    Elle partage donc avec nous ses activités quotidiennes, ses réflexions sur la vie et la vieillesse, ses souvenirs sans nostalgie, ses petites joies du quotidien, mais aussi ses inquiétudes face à ses amies qui perdent la tête ou sont malade, face à son propose avenir dont elle a parfaitement conscience qu'il est sans doute bien court. 

    Un journal qui se lit avec plaisir, d'une grande délicatesse, qui peut nous faire mieux comprendre nous parents ou grand parents, permettra peut être à certains d'aborder ce sujet un peu tabou dans notre société. 

    Dans la catégorie VEGETAL

    Un clafoutis de tomates cerises de Veronique de Bure

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