• Marie des Brebis de Christian Signol  Marie des Brebis de Christian Signol

     

    Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu Signol et c'est le sourire aux lèvres que j'ai abordé cette lecture, sourire qui est restait dessiné pendant toute la première partie du roman. Je me retrouvais avec Marie à parcourir les causses quercinois et j'entendais la voix de ma grand mère me racontait sa vie. 

    Même si j'ai apprécié tout le roman la second partie est moins gaie et plus banale, la terre et les paysages sont moins présents. Cela restera malgré tout un très agréable moment de lecture, fluide et riche en émotion (pour moi)

    Marie des Brebis de Christian Signol

    Dans la catégorie ANIMAL

    Marie des Brebis de Christian Signol

    Marie des Brebis de Christian Signol

     


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  • Première neiges à Pontichery de Hubert Haddad

    4ème des couverture

    Violoniste virtuose, fervent de musique kleizmer autant que du répertoire classique, Hochea Meintzel accepte l'invitation d'un festival de musique carnatique à Chennai, en Inde du Sud. Blessé dans sa chair par un attentat, c'est avec l'intention de ne plus revenir qu'il quitte Jérusalem.

    Comme aimanté par les circonstances, après une cahotante équipée qui le mène de Pondichéry à la côte de Malabar, en passant par un ranch de montagne aux frontières du Kerala, il finit par trouver refuge à Fort Cochin, non loin de l'antique synagogue bleue. Un soir de tempête, parce que la grande prière exige un minyan, quorum de dix fidèles, ceux qui sont restés supplient Hochea d'être le dixième. Avec la promesse de lui raconter l'histoire ancestrale des juifs de Kochi...

    Porté par les figures de Samra, sa fille adoptive, et de Mutuswami, la jeune musicienne qui le guide et l'accompagne, Hochea s'en remet à un enchaînement de hasards, quitte à affronter une part occultée de sa vie et l'intuition d'un autre monde, d'une autre histoire, d'un autre exil.

    En un tour de force romanesque, Premières neiges sur Pondichéry nous plonge dans un univers sensoriel extrême, exubérant, heurté, entêtant, à travers le prisme d'un homme qui porte en lui toutes les musiques du monde, et accueille l'inexorable beauté de tous ses sens.

    « La nuit cette fois était entière, emplie d'étoiles dédoublées par des voiles de brume. Et le bouquet final, après les dernières salves, retombait en neige éparse sur la mer. »

    Mon avis : 

    Un texte beau riche poétique et magnifiquement écrit mais qui ne raconte rien. 

    "Comme une nef dans le ressac des vents, la synagogue moquait confusément à travers cette houle de paroles. Hochéa écoutait, n'écoutait pas, sentait en lui se briser des lames, peu à peu envahi d'une nostalgie déraisonnable. Si proche de la fin, il n'escomptait aucun soulagement. Toute consolation pour lui eut été une trahison"

    Très descriptif, ce texte en perd toute notion de narration, de sensation de musicalité et s'enfonce dans une sorte de combat de religions. 

    La beauté des mots à l'état brut mais sans la saveur de la subtilité imaginative.

    Premières neiges à Pontichery de Hubert Haddad

    Dans la catégorie SPORT / LOISIR

    Première neiges à Pontichery de Hubert Haddad

     

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  • Avant que naisse la foret de

    4ème de couverture :

    Marié à une jolie rousse, père d'une petite fille, Albert vit paisiblement au bout du RER parisien. Un jour qu'il traîne au lit avec sa femme, il laisse le téléphone sonner. Le répondeur se déclenche : sa mère est morte. 
    Albert décide de faire le point et s'enferme seul avec l'urne maternelle dans la propriété familiale de Mayenne, une grande maison cerclée de plusieurs hectares de bois. Une idée l'obsède : trouver une chanson pour la cérémonie funèbre – une chanson qui dira à tous, et mieux que n'importe quel discours, qui était cette femme sensible et indépendante. 
    Mais une nuit, il est réveillé par des bruits étranges. Dans l'aile ancienne du bâtiment, les murs chantent... Les échos font revenir le passé. Et puis, il y a cette légende familiale qui dit qu'un ermite erre dans la forêt. Commence alors la lente remontée des souvenirs, et avec elle, celle des secrets d'une mère que seul un fils pouvait entendre. 

    Mon avis :

    Un roman au coeur de la nature comme que je les aime. 

    Albert se retrouve dans la maison familiale au milieu de la forêt et il nous raconte son histoire, celle de sa famille, celle de sa mère, celle de cette maison et celle de cette nature qui fait  partie intégrante de chacune de ces histoires.

    C'est aussi un profond retour sur lui même que fait Albert avec cette quête, les souvenirs ramènent avec eux des peurs des angoisses des bruits des secrets...mais aussi l'envie de tout vider, bruler, anéantir en se coupant du monde : le village mais aussi sa tante, sa femme ou sa fille. 

    Magnifiquement porté par l'écriture poétique, ce roman nous interpelle sur nos propres réactions dans une même situation. 

    J'ai aussi aimé les longs passages sur le choix de cette musique qui accompagnera sans doute aussi bien qu'un discours ce dernier hommage. 

    Avant que naisse la foret de Jérome Chantreau

     

    Avant que naisse la forêt de Jérome Chantreau

    dans la catégorie LIEU

    Avant que naisse la foret de Jérome Chantreau

    Avant que naisse la foret de Jérome Chantreau

     


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  • La suture de Sophie DAull

    4ème de couverture

    Alors qu'elle vient de perdre Camille, sa fille de seize ans, Sophie Daull se penche sur le passé de sa mère, Nicole, une femme mystérieuse, disparue elle aussi, il y a trente ans. Munie de maigres indices - quelques lettres et photos tenant dans une boîte à chaussures -, elle entreprend de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu'elle a connus, et tente de reconstituer ainsi une existence troublante. A larges aiguillées joyeuses, poétiques ou bancales, l'auteure va coudre passé et présent, fiction et réalité, grand-mère et petite-fille, dans ce roman en forme d'enquête généalogique, qui vagabonde dans la France de l'après guerre jusqu'aux années 80. Se dessine ainsi la figure de Nicole, dont la frêle beauté et la timidité intriguent, porteuse d'une énigme qu'elle semble elle-même ignorer, chahutée depuis l'enfance par les rudesses d'une vie sans ménagement. Nicole, que le lecteur débusquera avec émotion derrière ses larges lunettes et la fumée de ses Gitanes...

    "Plus j'avance dans la recomposition de son existence, plus je me figure ma mère comme la Petite Sirène, qui a troqué sa voix contre des jambes. Quel en fut le salaire ? Quel est le prix du reniement ? Passer sous silence toute une enfance, toute une jeunesse, c'est s'acheter des habits neufs, les voler peut-être, et s'en vêtir comme d'un déguisement. Je crois que mon père a rencontré une femme déguisée. "

    Mon avis

    J'avais beaucoup aimé "Camille mon envolée" et j'avais envie de retrouver les mots, le styles et la désinvolture parfois surprenante de cette auteure. 

    Et bien j'ai été bien déçue, ce roman, cette quête pour reconstruire l'histoire de la vie de sa mère est beaucoup plus grave, du peu de traces que Sophie Daull a trouvée, elle n'a pas su créée une mère attachante. Le mystère qui plane au dessus du personnage de Nicole est impénétrable et nous garde à distance. Même si je comprends  son cheminement je n'ai pas su m'intéresse pleinement à cette quête. 

     

     

    La suture de Sophie DAull


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  • Danse d'atomes d'or de Olivier Liron

    4ème de couverture :

    Un soir chez des amis, O. rencontre Loren, une acrobate fougueuse et libre aux cheveux couleur de seigle. Ils s'éprennent, s'étreignent et réinventent avec éclat l'histoire d'Orphie et d'Eurydice dans la grande ville qui leur ouvre les bras. Mais Loren disparait, sans un mot. Inconsolable, têtu O. la cherche jusqu'à Tombelaine en Normandie. Là, il apprendra pourquoi la jeune fille si solaire et fragile, est partie sans pouvoir laisser d'adresse. 
     
    D'une beauté à couper le souffle, écrit avec la rage de vivre, le premier roman d'Olivier Liron s'inscrit dans le droit fil de  L'écume des jours de Boris Vian.

    Mon avis

    Un roman en 3 actes : la rencontre, la disparition et la révélation.

    "Il y a dans la vie des hommes un petit train mécanique qui tourne éternellement sur ses rails. 

    C'est ce que dit la chanson.

    Un petit train fou qui s'appelle la douleur.

    Ou le coeur."

     

    La première partie est superbe, solaire, envoutante, dynamique, gaie et mystérieuse. Les 2 autres parties moins prenantes car plus terre à terre, mais l'ensemble est cohérent même si on aurait préféré une autre fin. 

    "Où éprouve t on vraiment la disparition ? Je veux dire à quel endroit éprouve t on la disparition, l'absence de quelqu'un dans notre vie ? Comment connaitre tout à fait la place, le volume que prend cette absence ?

    Car la disparition occupe géométriquement le même volume que la présence."

    L'écriture est belle poétique, viscérale parfaite pour accompagner aussi bien une histoire d'amour que la douleur de l'absence. 

    Mais au final un roman en demi teinte pour moi. 

    Dans la catégorie LOISIR SPORT

    Danse d'atomes d'or de Olivier Liron

    Danse d'atomes d'or de Olivier Liron

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