• Retour vers la sagesse de Geneviève Delpech

    4ème de couverture

    " J'ai eu besoin de faire le point, de repartir sur les traces de l'expérience qui avait changé ma vie. Trop de choses s'étaient passées, le décès de mon mari, les ennuis matériels, mon statut de "femme de" à qui il manquait l'essentiel : lui, l'âme soeur, le complément, la raison de poursuivre. Quelque chose en moi me soufflait qu'il fallait que je me sauve. Dans les deux sens du terme : que je sauve mon âme et ma peau et que je m'extraie du passé, que je parte pour me retrouver. J'ai sorti un sac de mon placard, y ai jeté l'essentiel... et ai commencé mon périple. "

    Mon avis

    En prenant ce livre, je n'avais pas du tout pris conscience qu'il était écrit par la femme de Michel Delpech !! 

    Même si elle n'en parle pas énormément, je me dis que si elle n'avait pas été "femme de" elle n'aurait sans doute pas été éditée !

    Oui je suis un peu dure et j'en suis consciente. C'est bien écrit certes, agréable comme un roman de vacances mais il manque vraiment de profondeur. Elle nous parle tout du long de ce moment qui a changé sa vie sans rien nous en expliquer, on ne ressent pas l'émotion que cette transcendance aurait du provoquer. 

    Elle nous raconte ce road movie solitaire pour rejoindre la maison qu'elle a longtemps habité avec son mari et où elle a vécu cette expérience. Elle fait le long de ce voyage de belles rencontres, a des "visions" éclairantes sur la vie mais toujours ce mais, pas d'émotions. Elle parle de joie, d'amour mais on ne ressent pas cet enthousiasme dans ses mots. 

    J'ai même un ressenti quasi moralisateur sur cet écrit ! 

    Merci les éditions Retour vers la sagesse de Geneviève Delpech  et Retour vers la sagesse de Geneviève Delpech

     

     


    3 commentaires
  • L'art de la fellation - l'art du cunnilingus de Dr Leleu

    Un acte d’amour, un plaisir exquis... Une nouvelle édition totalement décomplexée ! Un livre tête-bêche à lire à deux...


    Lorsque le Dr Gérard Leleu parle de fellation et de cunnilingus, ne vous attendez surtout pas à une quelconque trivialité qui friserait la pornographie. Bien au contraire. Il révèle, dans ce livre, la beauté, l’amour et le sens de ces caresses exquises qu’on apprend à partager avec l’être que l’on aime le plus au monde. Avec respect et poésie, il propose aux hommes et aux femmes de perfectionner leur art érotique pour le plus grand bonheur de chacun.Dans ce manuel bi-face, pour deux fois plus de plaisir au féminin comme au masculin, voici ce qu’il écrit et assume, s’appuyant sur une très belle citation de Paul Géraldy extraite de Toi et Moi : “Il n’y a pas de péché, il n’y a que des fautes de goûts. 
    Et lui de surenchérir : “Je rêve de noces entre le sexe et la beauté, d’épousailles entre la sexualité et le divin.”

    Au recto donc, l’art de la fellation, à destination des femmes (ou des hommes) qui veulent donner un plaisir sans partage à leur partenaire.
    - Tout ce qu’il faut savoir sur le pénis, tant sur un plan physiologique que “psychologique.”
    - Pourquoi les hommes considèrent-ils la fellation comme la “reine des caresses” ?
    - Les bonnes positions pour la fellation et les conseils avant de passer à l’acte.
    - Les préliminaires et les délicieux accompagnements.
    - Les petits détails qui font la différence.
    - Les peurs physiques et psychiques de l’homme et de la femme.

    Au verso, l’art du cunnilingus, à destination des hommes (ou des femmes) qui veulent maîtriser la “caresse préférée des femmes.”
    - Tout ce qu’il faut savoir sur l’anatomie et la physiologie féminine.
    - Les positions pour le cunnilingus et les indispensables préliminaires.
    - Les caresses des mains, puis des doigts et de la langue.
    - Tout sur ces délices de la chair qui peuvent aller jusqu’à l’ivresse psychique.
    - Et les sex-toys dans tout ça ?
    - Les réticences des femmes et des hommes et comment y remédier.

    Fellation et cunnilingus s’avèrent être des caresses qui conduisent à un optimum de volupté pour l’homme comme pour la femme. Mais ils obéissent à la loi générale de l’érotisme. Faire entrer dans la fête d’autres territoires permet d’étendre à tout le corps un plaisir qui pourrait être trop ponctuel.

    Des préliminaires à la jouissance, ce guide présente l’art du baiser pénien et clitoridien sous toutes ses coutures. De quoi vous faire atteindre des intensités tempétueuses et devenir...

     

    Mon avis

     

    Un livre tête bêche, un coté fellation, un coté cunnilingus, à lire seul ou à 2, présenté de la même façon. Après avoir fait un point sur l'anatomie et le fonctionnement de chacun des sexes, Dr Leleu revient sur ces pratiques dans l'histoire et pourquoi on en est là aujourd'hui de nos réticences alors que pour l'homme comme pour la femme le sexe oral est " la reine des caresses" 

     

    Puis nous passons aux gestes "techniques", les meilleures positions pour plus de confort pour celui qui donne et  pour le meilleur ressenti pour celui qui reçoit, le "mode opératoire" pour une pratique réussie, que le Dr Leleu illustre d'études de cas" agrémentées de quelques digressions.

        

    Cet écrit pourrait paraître très ascetisé, théorique mais je l'ai trouvé assez poétique, surtout dans la partie cunnilingus où l'on sent toute la passion de l'auteur pour cette pratique. Il y est avant tout question de plaisir, que l'on donne et que l'on reçoit, d'amour, de partage, de communication, de confiance, d'abandon. L'auteur répète plusieurs fois que le plaisir est plus important que l'orgasme... 

     

    Même si certains passages peuvent sembler un peu désuets, il n'y ait question que de couples hétérosexuels et de relations stables et engagées (ce n'est pas explicitement dit mais c'est mon ressenti) l'ensemble est clair et inspirant, gourmand et sensuel. On n'en demandait pas moins. 

    L'art de la fellation - l'art du cunnilingus de Dr Leleu

    dans la catégorie GROS MOT (5)

    L'art de la fellation - l'art du cunnilingus de Dr Leleu

    L'art de la fellation - l'art du cunnilingus de Dr Leleu


    5 commentaires
  • Passagère du silence de Fabienne Verdier

    4ème de couverture

    Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 80, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseigne- ment millénaire.

    De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une oeuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'unique trait de pinceau (Albin Michel).

    Mon avis

    C'est un voyage au coeur de la Chine que nous offre Fabienne Verdier avec le récit de ses 6 années d'études auprès des plus grands maitres des savoirs ancestraux de la calligraphie et autre art pictural. 

    Non sans obstacle elle réussit à décrocher une bourse d'études pour une école d'art qui jusqu'alors n'a jamais accueilli d'étranger. Nous voilà plongés avec elle dans l'exigence  de l'apprentissage, mais aussi les conditions de vie misérables et l'omniprésence présence du parti. 

    Isolée du monde, elle va plonger corps et âme dans cet art millénaire, va en partager avec nous les différentes approches et techniques aux travers des nombreux professeurs qui vont l'instruire. Elle n'aura de cesse de travailler mais aussi d'écouter, d'essayer de se faire accepter par ce peuple meurtri par la révolution culturelle. 

    C'est un témoignage immense qu'elle partage avec nous sur la vie dans la région reculée de Sichuan, durant lequel elle ne se plaint jamais malgré les conditions de vie qui lui sont imposées. Bien au courant elle sera tout au long de son récit reconnaissante pour l'initiation que ces maitres si mal traités lui ont offert. 

    Un livre passionnant aussi bien au niveau historique qu'au niveau culturel voire spirituel. 

    Passagère du silence de Fabienne Verdier

     

    Passagère du silence de Fabienne Verdier N°12 avril

    Passagère du silence de Fabienne Verdier 192 p / 1000 avril 2020

    Dans la catégorie SON

    Passagère du silence de Fabienne Verdier

     

    Passagère du silence de Fabienne Verdier


    4 commentaires
  • La mère morte de Blondine de Caunes

    4ème de couverture

    Une mère, âgée mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue.

    Cela pourrait être drôle, si ce n’était une maladie mentale due à l’âge, et surtout si cette femme si confuse n’était pas la romancière Benoîte Groult, la mère de l’auteure de ce livre d’une force rare. Benoîte Groult, luttant, jouant avec sa propre fin, mais refusant avec rage de céder à la fatalité et à la vieillesse, elle qui a été une militante de l’association « Pour le droit de mourir dans la dignité  ». Voici la femme intime, plus que la femme publique, ici telle qu’on ne la connaît pas, et qui écrivait : « Dans la vie, deux mondes se côtoient : celui des gens qui vont vivre et celui des gens qui vont mourir. Ils se croisent sans se voir. »

    Benoîte s’éteint en juin 2016 à Hyères, à 96 ans. Écrivaine comblée, mère et grand-mère heureuse, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n’est pas juste le deuil hélas ! prévisible d’une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le terrible sens du titre, La mère morte. « Maman, mon dernier rempart contre la mort. Bientôt, ce sera moi le rempart pour ma fille ».

    Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Caunes, Violette, 36 ans, meurt dans un banal accident de voiture, laissant orpheline sa fille Zélie. L’ordre du monde est renversé : Benoîte s’accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n’est plus.

    De Benoîte Groult, sa fille a hérité l’humour et la force vitale. Ce livre n’est pas triste, au contraire. C’est une réconciliation entre trois générations de femme qui partagent le « même amour forcené pour la vie, toujours plus forte que tout », le credo de Benoîte qu'elle a transmis à sa fille.

    Mon avis

    Au delà du fait qu'il s'agit de la fin de vie de Benoite Groult, c'est l'histoire de la décadence de fin de vie face à la maladie, c'est voir le corps de cette mère aimée et admirée qui se vide de son âme, c'est le questionnement sur le respect de "mourir dans la dignité" hautement soutenue tout au long de sa vie par Benoite Groult. C'est les signes que l'on n'a pas vus ou pas voulu voir, c'est l'acceptation, le deuil que l'on commence à faire avant que le corps s'en aille. Mais c'est aussi l'accompagnement, les exaspérations, la tendresse, les mots d'amour, l'importance de l'entourage. 

    Alors que la déchéance se fait de jour en jour plus présente, Blandine se fait à l'idée et souhaite même  voir partir sa mère rapidement quand survient brutalement la mort accidentelle de sa fille. Elle est submergée par le chagrin, doit continuer à accompagner sa mère sans rien pouvoir partager avec elle et se tenir debout pour sa petite fille. 

    Un beau récit de femmes, d'amour filial, plein de tendresse, d'amour, de mots doux.

    Dans la catégorie CRIME (5)

    La mère morte de Blondine de Caunes

    La mère morte de Blondine de Caunes

     


    4 commentaires
  • Passeurs de livres de Delphine Minoui

    4ème de couverture

    De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d'explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d'exhumer des milliers d'ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.

    Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

    Mon avis : 

    Témoignage d'un groupe de jeunes résistants qui gèrent une bibliothèque clandestine, seule ouverture sur le monde et la culture dans l'horreur de la guerre. 

    Nous vivons au plus près de ce groupe par l'intermédiaire de rencontres Skype entre la journaliste et quelques uns de ces jeunes insoumis qui raconte leur quoditien des attentats et autres attaques pour soumettre la population.

    Cette bibliothèque devient un havre de culture, de paix, d'ouverture vers le monde, d'évasions, un lieu d'échange où les livres sont sauvés, lus, et relus, référencés identifiés. 

    U livre que tout amoureux des livres devraient lire. 

    Passeurs de livres de Delphine Minoui

     

    Passeurs de livres de Delphine Minoui

    dans la catégorie OBJET (5)

    Passeurs de livres de Delphine Minoui

    Passeurs de livres de Delphine Minoui

     

    L'avis d'Enna


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique