• Les brasseurs de la ville de Evains Wêche

    Les brasseurs de la ville de Evains Wêche

    4ème de couverture

    Port-au-Prince. Une famille négocie sa survie au jour le jour. Il est maîtrepelle sur un chantier, portefaix au dos labouré par des sacs de farine ; elle est marchande ambulante de serviettes, repasseuse chez les messieurs célibataires du quartier, n'hésitant à se donner à eux car sinon " la chaudière ne monterait pas le feu ". Cinq enfants. Leur fille aînée, Babette, adolescente, est leur seul espoir : elle a son brevet, leur offrira un gendre riche car elle est belle, " longues jambes, un large bassin qui donne de l'ampleur à ses fesses rondes et hautes ". Sa mère la rêve en Shakira.

    Un certain M. Erickson se présente un jour, bien plus âgé qu'elle, très riche. Et surtout généreux pour la famille qu'il installe dans une confortable maison. Cet homme mystérieux pourvoit à tout. Mais pourquoi métamorphoset-il Babette en blonde dont " les cheveux se secouent et ne perdent pas leur pli ", au point que le quartier la nomme dorénavant la Barbie d'Erickson ? Sa mère constate, désolée : " ma fille n'est plus ma fille ". Qui est-il réellement, ce personnage louche aux trois maîtresses, vivant dans une luxueuse maison barricadée, entouré de gardes du corps ? En " putanisant " Babette, ses parents semblent s'être engagés sur une voie aux multiples périls, dont ils pressentent avec effroi qu'elle est sans retour.

    Dans Les brasseurs de la ville, épopée à travers les quartiers pauvres de Port-au-Prince, du matin au soir, chacun des multiples personnages invente ses propres pas pour danser avec sa croix. Evains Wêche signe un talentueux premier roman qui met en lumière la lutte du peuple contre la déchéance et la mort, un peuple qui brasse la ville entre les bruits et les fureurs où s'entremêlent des histoires de courage, d'amour et de folie.

    Mon avis

    "La vie s'acharne sur nous ? Eh bien, ripostons, les yeux secs. Etonnons nous de voir puissants nos bras, nous battant, forgeons nous meilleurs qu'hier dès aujourd'hui."

    Un roman d'ambiance où malgré la pauvreté, le manque d'éducation, les remarques ou les regards désobligeants, les narrateurs se battent au quotidien  pour subvenir au besoin de la famille.

    Ils font ce qu'ils peuvent avec les moyens qu'ils ont et qui sont bien loin de ceux que nous avons ici entre petits boulots et prostitutions, il y a l'amour plus fort que tout, l'amour du conjoint que l'on aime malgré tout et surtout l'amour filial.

    Un livre que j'ai trouvé beau, fort, prenant, pur sans jugement, avec des non dits non pesants et qui finissent ps être rélévés. Un roman d'ambiance.

    Un livre à 2 voix, celles des 2 parents qui ne sont pas toujours d'accord qui nous racontent un peu leur vie, leur ressenti et qui avancent pour le meilleur et pour le pire.

    Les brasseurs de la ville de Evains Wêche

    dans la catégorie LIEU

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    « Citation du dimanche #150Une vie entre deux océans de Derek Cianfrance »

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  • Commentaires

    1
    maggyk
    Lundi 13 Février à 23:58

    cc, il est pas trop mal mais pas mon genre ! biz

      • Mercredi 15 Février à 20:28

        je sais je sais 

    2
    Mardi 14 Février à 06:58
    Aifelle

    Ce qui saute aux yeux, c'est que c'est toujours le corps des filles qui est négocié frown Je n'en peux plus de ces histoires là ...

      • Mercredi 15 Février à 20:26

        ha oui c'est vrai ... mais je n'en lis pas trop du coup c'est passé ! 

    3
    Jeudi 16 Février à 21:30

    Je ne connais pas du tout. Merci pour cette nouvelle participation à mon challenge et bonne fin de semaine. 

      • Dimanche 19 Février à 16:15

        C'est un premier roman pas trop médiatisé pour le moment ... 

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