
«De l'Inde elle avait vu pour l'instant un hôtel de luxe, des bâtiments universitaires, une ambassade, une place ronde poussiéreuse, un musée décati dont elle n'avait rien retenu sinon que l'histoire de l'Inde remontait à des temps très anciens [...]. L'Inde était invisible. Elle était invisible...»
Un festival littéraire réunit pendant huit jours en Inde quatre Français qui ne se connaissent pas. De Dehli à Kovalam, sur les routes saturées et électriques de l'Inde du Sud, leurs destins se croisent. Cette plongée dans l'immensité et l'urgence d'un pays où plane la menace terroriste va bouleverser leur vie, les confronter au plus intime d'eux-mêmes, à leur identité française.
Vive, incisive, Cécile Cassel fait vibrer les voix entrelacées d'Indigo au rythme des tablas et des cythares. Avec cette lecture, l'écriture ciselée de Catherine Cusset se révèle : teintée d'autodérision, habitée par le désir.
Un voyage en Inde où l'on suit quatre personnage autour d'un évènement. Des retrouvailles, des révélations, des tromperies, des jalousies, toutes ces petites mesquineries de la vie qui remontent quand on se retrouve un peu isolés à l'étranger.
Une semaine riche en évènements pour chacun des personnages, une semaine qui va changer le regard qu'ils portent sur eux même, une semaine qui va changer leur vie.
Une fin qui se veut sans doute étonnante mais que j'ai trouvé bâclée.
Cécile Cassel a une lecture rapide, qui m'a demandé beaucoup d'attention, m'a du coup un peu gâché mon plaisir et qui, à mon sens, n'entre pas en adéquation avec le pays dans lequel l'histoire se passe.
J'ai apprécié les intermèdes musicaux traditionnels entre chaque chapitre qui éveille et dynamise la lecture.
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