Pour la mémoire de ceux qui partent et la sérénité de ceux qui restent, il est urgent de redonner une place à nos morts.
La façon dont nous traitons nos morts est un miroir de notre société. Avec la montée de l'individualisme et le recul du religieux, notre culture de la mort s'est délitée. Nos rites funéraires sont désormais fades, bricolés, expédiés.
Hier la mort était visible, les défunts étaient célébrés, les cimetières des lieux de vie. Aujourd'hui, elle devient presque honteuse. Par manque d'accompagnement et de lieux accueillants, les proches se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes, démunis dans ces moments d'extrême vulnérabilité.
Or, de nouveaux rites laïcs se développent en France et en Europe, et dessinent un autre rapport à la mort, plus assumé, plus apaisé. C'est ce que nous propose de découvrir cet essai qui, en nous faisant voyager dans l'histoire et la géographie, nous donne des pistes pour réapprendre à dire adieu.
Mon avis :
Marion Waller a travaillé pour la ville de Paris en prenant en charge les affaires funéraires, elle a voulu partager les découvertes qu'elle a faites en travaillant dans ce service.
Nous voilà donc à parler de la circulation des corps après le décès, où meurt on aujourd'hui, les morts invisibles, quels lieux pour accueillir les rites ... On en apprend beaucoup sur comment sont traités les morts.
J'ai bien aimé visiter les cimetières avec elle, elle m'a donné envie d'aller en visiter certains, quelques photos auraient même été un plus. Etonnament il y a beaucoup plus de projets, d'appels à architectes pour créer de nouveaux lieux qu'on ne pourrait l'imaginer.
Une très belle découverte avec ce livre.
Dans la catégorie CRIME ET JUSTICE (3)
service.
les familles. C'est un constat, pas de jugement, un simple état des lieux qui pose questions.
J que l'on peut imaginer. J'ai aimé parcourir ces lignes et allez explorer les liens et autres sources proposés dans les notes.