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Issue d'une lignée de sages-femmes, Dyja est à son tour "mère de la lumière". Ses parents dirigent des pompes funèbres, sa soeur est météorologue : naître, mourir, et au milieu quelques tempêtes. Alors qu'un ouragan menace, Dyja aide à mettre au monde son 1922e bébé. Elle apprivoise l'appartement hérité de sa grand-tante, avec ses meubles vintage, ses ampoules qui grésillent et un carton à bananes rempli de manuscrits. Car tante Fifa a poursuivi l'oeuvre de l'arrière-grand-mère, mêlant les récits de ces femmes qui parcouraient la lande dans le blizzard à ses propres réflexions aussi fantasques que visionnaires sur la planète, la vie - et la lumière. Sous les combles, un touriste australien semble venu des antipodes simplement pour faire le point. Décidément, l'être humain est l'animal le plus vulnérable de la Terre, le fil ténu qui relie à la vie aussi fragile qu'une aurore boréale.
C'est toujours un grand plaisir pour moi de lire cette autrice, et même si Rosa Candida restera encore mon préféré j'ai bien aimé cette lecture.
C'est l'histoire de Dyja qui comme plusieurs femmes de sa famille, est sage femme. Elle nous parle de son métier, de la nature et des hommes (au sens large) au travers des écrits de sa tante, dont elle a récupéré l'appartement.
C'est comme toujours très bien écrit, avec de longs passages assez poétique, agréable à lire, peut être un peu fouilli comme semblait l'être cette fameuse tante. C'est un peu un voyage à travers l'Islande, des bribes d'histoire de naissance mais surtout une longue réflexion sur la place de l'homme sur la planète.
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N°15 juillet 2024
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224 p (4734 - 224)