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Présentation :
Années 1960. Isabelle, Claire et Gilles vivent dans la vallée de la Santoire, avec la mère et le père. La ferme est isolée de tous.
La cour est vide. La maison est fermée. Claire sait où est la clef, sous une ardoise, derrière l'érable, mais elle n'entre pas dans la maison. Elle n'y entrera plus. Elle serait venue même sous la pluie, même si l'après-midi avait été battue de vent froid et mouillé comme c'est parfois le cas aux approches de la Toussaint, mais elle a de la chance ; elle pense exactement ça, qu'elle a de la chance avec la lumière d'octobre, la cour de la maison, l'érable, la balançoire, et le feulement de la Santoire qui monte jusqu'à elle dans l'air chaud et bleu.
Mon avis :
La mère n'en peut plus de la violence de son mari, et décide après mure réflexion de ne plus revenir suite à un dmance en famille. Elle va avouer à sa propre mère ce qu'elle subit et enfin pouvoir quitter son mari. On est dans le cantal, chez des agriculteurs dans les années 60, c'est une vraie révolution.
Dans une écriture précise, Marie Hélène Lafin nous raconte cette histoire, en demi mots d'une grande puissance. On y ressent le poids des traditions, la femme soumise à son mari, l'homme omnipotent et les enfants apeurés. On y perçoit le poids du quotidien, la descente vers la dépression, l'incompréhension du père, la solitude et la page qui se tourne enfin.
3 époques, 3 personnages, 3 perceptions pour une même histoire.
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N°8 juin 2024
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2h18 (2h18 - 2h18)