• Les sangliers de Véronique Bizot

     

    4ème de couverture : 

    " Nous serons là pour le protéger, nous en sommes parfaitement capables. Absolument, a dit la femme. Nous avons l'argent. J'ai moins peur depuis que nous avons cet argent. L'argent est assurément une protection. Je me fais livrer à domicile, je ne mets plus les pieds dans le métro, pas même dans l'autobus, nous fréquentons des endroits sûrs, des endroits surveillés. Mais cette angoisse, maintenant. Un sourire de vous, voilà ce qu'il faudrait à ma femme, a dit Jacques. Sentir votre main dans la sienne, vous voir trottiner vers elle, réclamer un baiser, un gâteau, que sais-je. J'ai besoin de m'occuper, a dit la femme, je cherche une occupation qui me délivre de mon angoisse. Il me faut cet enfant. Je veux remplir des biberons. Pousser une poussette. Je ne veux plus, quand je marche dans les rues, avoir les mains vides. "

     

    Mon avis : 

    Une écriture sobre, directe qui nous livre 7 nouvelles, dans un univers étrange fait d'ambiance, de situations aussi étonnantes que surnaturelles, déconcertant et du coup dépaysant mais qui ne m'a fait nullement rêvé.


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  • Un soir à la maison

     

    4ème de couverture : 

    Un sujet de rédaction qui n'inspire pas vraiment cet écolier : " Un soir, à la maison. " Des parents las, une soeur enceinte, un frère idiot... Non, l'instituteur n'a pas besoin de savoir tout ça. On ne peut tout de même pas tout raconter. Annie Saumont, elle, le peut. Les mains d'un amant quand on ferme les yeux, la lâcheté des hommes, les plats du jour, une lettre perdue, un sixième bol, un livre de sainte Thérèse planqué sous un étal de boucherie, un slip de bain tigré, des chocolats, la fin du monde... Voilà le temps qui passe, les mots qui coulent, ceux qu'on ne dit pas et ceux que le silence excuse. Ce sont des tranches de vie, des paroles en l'air, d'autres qui retombent. Un élève qui sèche. Un écrivain qui dit le quotidien, l'amour, la haine, le bonheur et la déception. Et tout, dans ce bref recueil, dit les errances de l'âme humaine dans un monde qui ne suffit pas.

     

    Mon avis : 

    Un style direct et percutant pour raconter des moments de la vie quotidienne avec un regard un peu décalé : voilà ce que l'on trouve dans ce recueil de nouvelles. Surprise par l'écriture, tant sur le ton que sur la forme, j'ai fini par apprécier cette auteure que je découvre malgré une oeuvre déjà vaste !

     

    Biographie:
    Née à Cherbourg, Annie Saumont a passé son enfance et son adolescence près de Rouen. Elle part travailler à Paris et devient traductrice, notamment de J. D. Salinger, John Fowles et V. S. Naipaul. De tout temps, Annie Saumont s'est consacrée à l'écriture. Avec quelques romans parus avant 1976 et, depuis, plus de deux cents nouvelles réunies dans une vingtaine de recueils, Annie Saumont a reçu de nombreux prix, dont le Goncourt de la nouvelle pour Quelquefois dans les cérémonies, le grand prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres pour Je suis pas un camion, et le prix de la Nouvelle décerné par l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre. Ses ouvrages singuliers et sensibles, traduits dans le monde entier, la placent parmi les plumes majeures de la littérature contemporaine.


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    4ème de couverture : 

    Festival de nouvelles au parfum de série noire, thrillers maniatures aux scénarios tendus et ficelés, aux dénouvements imprévisibles. Vengeances, machinations, traques et traquenards guettent le lecteur imprudent au détour du chemin. Et quand la technologie s'en mête, ces accessoires merveilleux de la modernité, censés embellir ma vie, téléphones portables, ordinateurs de bord... deviennent les intruments de la fatalité.

    Mon avis :  

    JUBILATOIRE. Baladée d'histoire en histoire, j'ai lu ce recueil d'une traite. Finissant chaque nouvelle avec une sourire aux lèvres... et pourtant c'est souvent la mort qui venait conclure. Une écriture précise, imagée, des histoires bien menées, toutes bien différentes, certaines un peu convenues comme "traqué" d'autres carrément droles comme "ce bon veiux La Fontaine" ou "d'après mes calculs" et d'autres tout a fait vraissemblables comme "Yacachupe"

    Un festival ...

    Aux Editions La Tour d'Oysel, "maison d'édition totalement vouée à la défence et à l'illustration de la nouvelle litteraire"

     


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  • Dix rêves de pierre de Blandine Le Callet

    4ème de couverture : 

    Certaines inscriptions funéraires possèdent un singulier pouvoir d évocation ; leur lecture fait surgir le fantôme de personnes disparues depuis parfois des siècles. 
    Blandine Le Callet réunit dans ce recueil des épitaphes authentiques, à partir desquelles elle imagine les dernières heures, les derniers jours ou les derniers mois du défunt. Elle ressuscite tour à tour un jeune esclave à qui l on vient d offrir sa liberté, un philanthrope piégé dans l étouffant huis clos d un bordel parisien, deux êtres unis par un amour hors-norme en route vers leur destin, une vieille dame acariâtre rédigeant son testament, et bien d autres encore. 
    Dix destins arrêtés par des morts douces ou violentes, subites ou prévisibles, solitaires ou collectives. 
    Dix voyages entre hier et aujourd hui, des rivages antiques d Asie Mineure jusqu à un petit village de la Bretagne profonde, du Paris de l Ancien régime à celui du xixe siècle, de la Normandie médiévale aux plaines d Ukraine dévastées par la peste brune... 
    Dix nouvelles poétiques ou féroces, tendres ou dramatiques, nostalgiques ou grinçantes, dépeignant une humanité toujours assaillie par les mêmes passions, les mêmes peurs et les mêmes espoirs. Dix « rêves de pierre » pour conjurer l oubli.

    Mon avis : 

    J'ai découvert Blandine Le Callet avec " la ballade de Lila K" et j'avais beaucoup aimé du coup je n'ai pu résister à l'envie de me plonger dans son dernier ouvrage... et j'ai adoré. Je suis assez fan de nouvelles et j'ai trouvé le thème de départ "des épitaphes" très original. Dix nouvelles donc angoissante, poétique, historique ... une écriture surprenant par le fait qu'elle s'adapte à chacune des histoires. Vraiment un bon moment de lecture à dévore d'une seule traite ou à picorer à l'envie.

     

    Dix rêves de pierre de Blandine Le Callet

     


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  • Le mystère par excellence d'Amélie Nothomb

     

    4ème de couverture : 

    Manuel, le meilleur ami de Jacques est tombé fou amoureux d'Hélène. Jacques brule de la rencontrer. Elle doit être tellement belle, tellement brillante cette jeune fille qui a su séduire le plus courtisé des avocats bruxellois. Mais Hélène n'est ni jolie, ni intelligente et elle n'aime même pas Manuel qui l'adore. Pour Jacques, c'est le mystère par excellence.

    Hygiène de l'assasin, Le sabotage amoureux, Mercure ... les lecteurs du club ont toujours réservé un triomphe aux livres d'Amélie Nothomb. Pour les en remercier, l'auteur de Stupeurs et tremblements a décidé d'écrire pour eux cette nouvelle inédite et hors commerce, exclusivement réservé aux adhérents duclub.

    Mon avis : 

    Voilà pourquoi je n'avais pas entendu parlé de ce livre et voilà aussi pourquoi il est si court et ne fait pas parti d'un recueil de nouvelles !!! Tombé dessus par hasard il date quand même de 1999 ! 39 pages en moins d'une heure il était fini. 

    Gentille petite histoire sur l'incompréhension des choix amoureux que peuvent faire certains de nos amis. Bien vu, drole... si... si ...


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