• Haut et court de Philippe Cohen Grillet

    Haut et court de Philippe Cohen Grillet

    4ème de couverture : 

    Mon Dieu, un suicide familial, cela s'apprête comme un pique-nique, se peaufine comme un départ en vacances, on veille à tout, pratique et minutieux : aux cordes tout d'abord (solides, bien coulantes du noeud, montagnardes), à la lettre d'adieux, aux chaises Henri II que l'on repoussera, sèchement, du talon. Maintenant que la chose est faite, les corps découverts par les voisins, les papiers de presse (fautifs) sortis, il est temps de revenir à notre histoire, à nous, gens réputés ordinaires, que la mort a saisis pas à pas, puis vidés cul sec. Et c'est moi, le fils, qui conte l'histoire. Une histoire d'une «banalité rassurante» où tout se joue entre l'hypermarché où je végète en rêvant de Caroline et de sa Banque alimentaire, mon père et son usine, ma soeur peste et son auto-école, ma mère et son four et son foyer. Une histoire d'une linéarité à ce point morne que les doctes gendarmes, avec la voisine, la mère Bin, pataugent dans leur enquête, furètent, tâtonnent. Car tout est là : comment identifier le mal sourd, l'acide lent, qui ronge et délite, comment reconstituer la lente avancée de la mort. L'angoisse ne laisse pas d'empreinte, la nausée, des marques au sol. Avec un sens fort de l'humour noir, virtuose en cocasserie macabre, Cohen-Grillet romance ce fait divers tout ce qu'il y a d'authentique et invente une comédie noire grinçante comme une porte de cimetière. Ne riez pas, c'est arrivé près de chez vous !

    Mon avis : 

     L'entrée dans le roman a été un peu laborieuse à cause du style à la limite du langage parlé, ce qui donne un coté plus que léger à la lecture et donc peu passionnant. Puis je me suis attaché au narrateur qui raconte un peu sa vie pour nous faire comprendre pourquoi toute sa famille et lui même en est arrivée à se pendre. 

    Un milieu social moyen, une ville de province un peu défavorisée, pas vraiment de but ni d'avenir, les enfants pourtant en âge de quitter le foyer y vivent encore dans ce pavillon qui les a vu grandir puis mourir. L'inspecteur Benoit essaie de comprendre, comme nous. 

    Un livre plutôt morose mais avec des touches d'humour, des personnages bien vus de manière général et un final surprenant, de mieux en mieux au fil de la lecture. 

    Dans la catégorie TAILLE

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  • Commentaires

    1
    Lundi 27 Avril 2015 à 13:01
    Aifelle

    Toute une famille qui se pend brrrrrrrrr ... encore une histoire qui ne respire pas la joie de vivre sarcastic

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    2
    Lundi 27 Avril 2015 à 13:02

    @ Aifelle : non le sujet est glauque mais pas le livre au final

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